RIGHT LEFT WRITINGS

Friday, November 16, 2007

ECRITURE GAUCHE-DROITE ou DROITE-GAUCHE ?

Michel BOLECHETTE

Pourquoi écrire vers la droite ou vers la gauche ?

Petit avant-propos

Pourquoi se pencher sur le sens de l’écriture qui en Europe est immanquablement de gauche à droite ou bien, de l’intérieur de l’individu qui écrit, vers l’extérieur de lui-même ?

Il existe d’autres écritures allant de l’extérieur (la droite) vers l’intérieur (la gauche) qui peuvent se rencontrer dans la vie de tous les jours et qui sont utilisées largement ailleurs dans le Monde.

Les pratiquants des écritures de droite à gauche n’éprouvent aucune difficulté pour le faire, du moins ils ne le disent pas et dans certaines circonstances il serait approprié de voir comment ils s’en accommodent. Pour quelle raison ? Parce que chez les gauchers écrivant de la main gauche à l’aide de l’alphabet latin il existe des problèmes plus ou moins artificiels causés par la pratique de cette écriture.

En réalité, il n’y a pas de problèmes réels mais à l’école on ne comprend pas pourquoi un enfant écrit de la main gauche en miroir (de droite à gauche) pour suivre le mouvement vers l’extérieur exécuté par les droitiers ou refuse d’écrire de la main gauche vers l’intérieur justement parce qu’il veut faire comme les autres, à savoir, écrire vers l’extérieur.

D’autres cependant comme par exemple les Arabes écrivent de droite à gauche vers l’intérieur, de la main droite pour les droitiers, ce qui équivaut à écrire de gauche à droite vers l’intérieur de la main gauche pour les gauchers. Toute cette confusion survient parce que la raison de la direction dans un sens ou dans un autre de l’écriture n’est pas connue (est-elle uniquement coutumière ?) et encore moins expliquée.

Ce qui suit essaie de montrer ce que signifie le sens des écritures.

1. Mystères des langues

Les langues utilisent des sons vocaux, parfois musicaux, à l’inverse de la musique qui nécessite des instruments pour être produite. On essaie d’enseigner les langues notamment à l’école pour arriver à communiquer plus facilement.

Le présent chapitre m’est apparu nécessaire afin de clarifier mes propositions postérieures. En effet, les gauchers, inversés ou non, sont souvent « doués » pour les langues, mais pas forcément pour la linguistique. Quelques uns s’y consacrent pour inconsciemment endosser une autre personnalité. « Etre doué » signifie d’ailleurs : avoir des possibilités mais travailler avec acharnement.

On traitera ici rapidement de la structure phonétique des langues, notamment de la répartition des consonnes et des voyelles et du symbolisme qu’on peut en tirer.

A l’âge de 8 ou 9 ans je m’intéressais déjà à quelques mots en langue hébraïque insérés dans des commentaires sur la bible. Ma plus profonde plongée linguistique ultérieure c’est dans l’océan des hiéroglyphes japonais que j’ai fréquentés épisodiquement avec beaucoup d’entêtement.

Pour un Français les langues les plus utiles sont l’anglais et le russe. Au temps de leur splendeur les Soviétiques ont produit à bas prix de magnifiques dictionnaires et sauvé de nombreuses langues en sursis.

Le Professeur Claude Hagège, l’homme aux cinquante langues, dit ce qui suit au sujet de la linguistique dans « L’homme de paroles », pages 295-296, édition Fayard, 1985 :

« L’obsession de scientificité l’a conduite à se vêtir d’une fausse rigueur, dont on ne trouve nulle part le modèle, y compris dans les sciences les plus vigoureuses. La fascination des formalismes a fini par la consigner dans l’étroite cellule d’un discours technique dont on a peine à imaginer qu’il a l’homme de paroles pour objet. Car non seulement l’historique et le social en sont évacués, mais l’humain y est une abstraction définitive, et les mots n’y disent rien »

(Quand on lui demande combien il « parle » de langues, il s’énerve ; je le comprends parfaitement car c’est la question la plus idiote en raison de sa recherche perpétuelle de perfection !)

A l’école il est habituel de voir dans les langues surtout un ensemble des signes écrits. Les illettrés ont apparemment beaucoup plus de facilité pour apprendre et parler une langue qui leur est inconnue. Est-ce à dire que la connaissance de l’écriture nuit pour apprendre une langue ? Pas directement, mais il est clair que les langues sont une création de l’oreille et de la voix, et non des yeux. Je n’en veux pour preuve que le fait que les petits enfants analphabètes arrivent sans grandes difficultés à apprendre une langue et que les mêmes y parviendront bien plus difficilement par la suite.

Tout ceci nous indique que l’oreille est le moteur principal dans l’acquisition d’une langue.

Partant de ce principe, il apparaît que le premier travail est d’apprendre la prononciation et non l’écriture puisque le premier apprenti, l’enfant, ne fait qu’écouter et reproduire ce qu’il entend après une certaine période d’accoutumance.

Les langues mortes, latin et grec ancien, sont devenues des langues visuelles dont la compréhension ne souffre aucune difficulté si on y consacre assez de temps. C’est donc un exercice, une gymnastique de recherche, gratifiante pour l’esprit mais ne menant à aucune communication avec autrui. L’utilité d’une telle étude des langues mortes est de rechercher d’où proviennent les mots d’une langue moderne qui en est dérivée pour les expliquer.

Tout autre est le travail sur une langue dite vivante dont le but est de pouvoir comprendre, et de se faire comprendre dans un temps très court, par un locuteur étranger. Pour ce faire, il faut donc apprendre la prononciation et éventuellement la faire se référer à l’écriture qui lui correspond.

Goût (don) pour les langues

La passion pour les langues est très précoce; elle apparaît lorsqu’il y a nécessité, par exemple, lors de voyages et de séjours à l’étranger, mais il s’agit aussi d’une disposition et d’une curiosité de l’esprit résultant d’un grand intérêt pour la recherche des sons, des significations et de l’étymologie.

Je crois que ceux qui ont une très bonne vue sont sollicités par l’aspect visuel des choses et ne voudront sans doute pas se consacrer sans nécessité à la solution des rébus linguistiques dominés par les sons.

Les langues font intervenir la voix et concernent donc la partie centrale du corps humain : tête, voix, poitrine et sexe. La pratique de la musique relève d’un autre exercice : elle sollicite l’oreille et le cerveau mais comme conséquence naturelle implique une tendance à la reproduction active des sons, au moyen de la voix ou alors d’instruments, qui passe surtout par les membres (mains, bouche et

Pourquoi se fatiguer pour comprendre un langage (difficile) et le reproduire ? Si ce n’est pas pour l’absolue nécessité de communiquer avec un étranger, pourquoi le ferait-on ? De plus, souvent cette étude est faite non seulement pour donner son opinion mais encore pour jouer un rôle et se mettre à la place de quelqu’un d’autre (mimétisme, quant au son).

C’est ce qui intervient aussi dans l’imitation des voix où on cherche carrément à prendre la place de l’autre. C’est un rôle qui fait illusion puisqu’on cherche à prendre toutes les intonations et même, depuis le règne de la télévision, aussi les gestes de celui qu’on imite.

Il ne s’agit pas d’un rôle ordinaire car il devient vite un besoin et une nécessité. Un autre aspect de cette activité c’est qu’on ne peut imiter que les voix de ceux que l’on aime un tant soit peu.

Comment apprendre une langue qui serait parlée par des individus dont on n’apprécie pas les coutumes, la culture et le pays même ? De même, comment imiter quelqu’un qu’on déteste ? Ce n’est guère possible.

Pendant la jeunesse de certaines personnes, par exemple, il n’était guère possible d’apprendre l’allemand, langue de leurs ennemis pendant la guerre. Dans leur cas c’était de plus la seule langue étrangère qu’elles aient apprise par force à l’école.

La situation s’est améliorée depuis à cause des circonstances et de l’oubli qui peu à peu se fait, grâce au renouvellement des générations. On peut aussi détester la méthode scolaire d’apprentissage des langues : elle ne réussit pas aux politiques !

Procédé original pour apprendre les langues

C’est grâce à une langue morte, le latin, qu’on peut commencer à s’intéresser sérieusement aux langues. En effet, ou bien on comprend quelque chose au latin, ou on n’y comprend rien parce qu’il est très différent des langues modernes. Si les mystères des cas, indiquant les relations des mots entre eux, sont éclaircis assez facilement par l’élève, cette gymnastique pourra servir plus tard pour l’étude des langues slaves.

En russe aussi il y a des cas mais pas d’article et souvent aucune préposition, mais plutôt un changement de la désinence du mot, comme en latin. Mais la langue russe est une langue vivante, on peut la prononcer et on communique, voilà la grande différence par rapport au latin et aux autres langues mortes dont on ne sait plus très bien la prononciation exacte.

Pour commencer l’étude d’une langue il faut apprendre la prononciation à partir du langage parlé, en ne perdant pas de vue le système d’écriture s’il y en a un; ensuite, c’est le moment de se remplir de vocabulaire prononcé correctement, le plus de mots possible, même si on ne les comprend pas tout à fait.

Un bon procédé employé pour apprendre le russe c’est d’écouter les « informations » (pas des variétés, bien sûr) à la radio, maintenant à la télévision, et de chercher à trouver quelques mots dans le dictionnaire en même temps qu’on écoute. On ne peut bien sûr pas comprendre la phrase mais on s’habitue à la prononciation et on fait rapidement des progrès d’oreille, même si on ne peut détecter qu’un mot sur vingt. De même pour l’anglais qui a une prononciation très difficile et illogique par rapport à l’orthographe.

Pourquoi alors ne pas débuter par la grammaire comme on le fait à l’école ?

Tout simplement parce que la grammaire cherche à ordonner les mots de façon utile et syntaxique mais à quoi cela peut-il servir d’ordonner des mots si on n’en possède aucun ? Quand on a l’oreille pleine de mots assimilés, il est alors nécessaire pour comprendre et les utiliser d’avoir des notions de grammaire, mais pas trop dans un premier temps pour ne pas donner à la grammaire le pas sur la substance du langage, à savoir, le volume de mots qu’on est capable de maîtriser. A ce stade on peut comprendre un interlocuteur étranger et surtout lui parler. Il sera encouragé à répondre car votre bonne prononciation lui fera croire que vous en savez davantage.

En résumé, la méthode efficace, que d’aucuns trouveront trop simpliste, pour apprendre une langue et des langues c’est : 1) de prononcer, 2) de mémoriser des mots avec la prononciation correcte et enfin 3) de les ranger en phrases cohérentes, grâce à l’expérience des grammairiens.

Le problème fondamental quand on entend une langue parlée par son utilisateur habituel est d’en saisir l‘esprit général, de se laisser bercer par le rythme sans être épouvanté par la vitesse d’élocution et malgré tout, de garder une attitude analytique, de façon à être capable de comprendre un peu ou même la totalité de ce qu’il dit.

Il ne faut pas se faire d’illusions : quels que soient les efforts, on atteint un niveau plus ou moins élevé qu’on ne peut dépasser.

Il y a évidemment un nombre considérable de sortes de langues, différents vocabulaires et des grammaires combien distinctes, mais dans l’ensemble, comme c’est l’esprit humain qui les a forgées, les lois structurelles des langues sont très apparentées. Les différences de traitement des sons correspondent globalement à des situations géographiques, Nord et Sud, Europe et Asie.

Pour apprécier ces différences il faut se souvenir que du point de vue analytique le mot se compose de syllabes et la syllabe, de consonne(s) et de voyelle(s). Les voyelles et les consonnes sont les deux squelettes de la syllabe, qui sont souvent dissimulés dans les différentes écritures (syllabaires, caractères, etc.).

Comme nous arrivons au niveau du phonème (= son) peu importe que soient utilisées les écritures latine, arabe, russe ou hiéroglyphiques (sino-japonais). On entend plus ou moins distinctement les couples consonne-voyelle, qui sont formateurs de syllabes dans toutes les langues.

Les langues distribuées selon la géographie

Une question intéressante est de savoir si on peut répartir géographiquement les langues en se basant sur le nombre relatif de voyelles et de consonnes qu’elles contiennent.

EUROPE

Si on examine la situation en Europe on s’aperçoit que les langues latines ne sont pas égales à ce point de vue :

- le français possède 19 voyelles et donc à peu près autant de consonnes. Je ne parle que des sons évidemment, pas des lettres de l’écriture.

- L’italien n’en a que 5 : a, é, i, o, ou;

- L’espagnol aussi.

- Mais le portugais a énormément de voyelles, à peu près comme le français.

- L’anglais a beaucoup de voyelles, brèves, longues et diphtongues. L’anglais est une langue partiellement latine car tout le monde a remarqué que son vocabulaire est double : à la fois latin et germanique avec beaucoup de doublets, ce qui explique en grande partie son succès mondial, en plus du fait qu’il est la langue du pays le plus connu du monde.

- Les langues germaniques, avec l’allemand comme leader, comprennent aussi les langues scandinaves et le hollandais. A part cette dernière langue, qui en a un peu moins, elles ont toutes un bon nombre de voyelles et de plus en plus au fur et à mesure qu’on va vers le Nord. Il y a même appauvrissement et souvent disparition de certaines consonnes qui sont écrites mais muettes (voir les finales de certains mots français).

- En ce qui concerne l’italien, le hollandais et l’espagnol, surtout le premier et le troisième, on peut dire qu’ils sont consonantiques puisque la modification éventuelle du sens ou de l’émotion exprimée ne peut se faire que sur les consonnes, les voyelles étant peu variées, donc banales et non significatives puisqu’elles servent de supports sans de vrais changements.

- Les autres langues, spécialement les germaniques, les scandinaves, y compris le finlandais, et l’anglais et le français sont vocaliques car les voyelles sont très variées et peuvent impliquer un accent d’émotion ou de signification (longueur, brièveté), en plus de l’accent tonique.

- Le russe et d’autres langues slaves

Si on considère le russe, c’est une langue vocalique, les voyelles ont un son différent selon leur place dans le mot; on ne peut en dire autant des autres : serbo-croate, polonais et tchèque qui ont un système consonantique très riche, avec une orthographe presque purement phonétique.

- Le hongrois et le roumain :

Le hongrois, parent du finnois par le système de syntaxe a énormément de voyelles : c’est une très belle langue vocalique. Le roumain est latin, très probablement vocalique, malgré sa parenté avec l’italien.

AFRIQUE

Si on descend plus au sud vers l’Afrique on rencontre :

- La langue arabe qui comme chacun le sait est basé sur les consonnes ; ses voyelles, non écrites, dans la langue courante, sont au nombre de 3 : a, i et ou /o/. (Trois sortes de « femmes» (voyelles) : la forte (a), la mince (i) et la large (ou)). Rien ne permet de nous faire douter qu’il s’agisse d’une langue consonantique qui s’exprime par une très grande variété de consonnes.

- Les langues africaines proprement dites ont des voyelles peu variées et répétitives. Ce sont donc en général des langues consonantiques.

LANGUES DU PACIFIQUE

Par contraste avec les langues utilisées sur les continents, les langues des peuples du Pacifique sont particulières et ont très peu de consonnes malgré la proximité de l’équateur et malgré le fait que ces peuples sont plus au sud, mais près de l’équateur : ce sont des îles très nombreuses et peu peuplées.

Le hawaïen, par exemple, a un grand déficit de consonnes, beaucoup de voyelles, brèves et longues, et beaucoup de diphtongues. Si on compare avec l’alphabet français on constate que 14 (!) consonnes sont manquantes; il s’agit de : b, c, d, f, g, j, q, r, s, t, v, x, y, z. Les consonnes h, k, p, l, m, n assurent la plupart des rôles primaires et secondaires de remplacement.

Il est à noter que le japonais utilise aussi énormément les consonnes k, h, m et n. Le l n’y existe pas : il est remplacé par un r faiblement roulé.

Le chinois lui n’a pas de r (celui qu’on voit dans l’écriture romanisée se prononce : j, comme dans Jeanne), mais un l, très utilisé.

Sans exagérer outre mesure on peut donc dire que sur les continents, plus on s’éloigne vers le NORD plus il y a de voyelles, donc plus de langues qui s’expriment par les voyelles pour noter l’intensité ou la variabilité éventuelles.

Les pays tempérés (France, Portugal, Hongrie, par exemple) ont autant de voyelles que de consonnes.

LANGUES VOCALIQUES ET CONSONANTIQUES

Mais qu’est-ce que les voyelles et les consonnes, les mots et les phrases ? On peut croire sans gros risque de se tromper que l’ensemble des phrases symbolisent la communauté qui parle la langue, par exemple, le village ou le pays et que dans ce contexte la phrase peut également constituer une représentation adéquate de la rue. Il s’agit d’une représentation publique qui obéit à des règles acceptées, comme la prononciation, l’orthographe et le type d’écriture.

Les mots dans la phrase sont ordonnés selon un schéma hiérarchique et ils constituent chacun une famille composée de syllabes qui sont les couples, généralement, une consonne et une voyelle dans le cas le plus simple, ainsi que les enfants, des voyelles et des consonnes. Il y a une différence radicale entre la signification, la prononciation et la structure des consonnes et des voyelles mais on y retrouve clairement, comme suggéré abondamment, la représentation de l’homme et de la femme.

Comme déjà mentionné, la langue donne aussi une représentation de la vie publique du peuple qui la parle. En général, le peuple qui parle depuis longtemps une langue a celle qu’il mérite puisqu’il l’a recherchée, transformée, polie et modifiée pendant des siècles. Si on examine une langue du point de vue de la répartition des voyelles et des consonnes on peut avoir une certaine idée du rôle des hommes et des femmes dans la vie publique et officielle du peuple qui la parle.

Dans cet ordre d’idée on note rapidement que dans des pays tels que ceux formant la Scandinavie il y a beaucoup de voyelles variées par rapport aux consonnes : on peut en conclure que le rôle des femmes dans la vie publique est important. Cette remarque ne se limite pas à ce qui est écrit mais à ce qui est prononcé : les consonnes muettes et les voyelles longues et courtes et le nombre de voyelles (finnois).

Dans les pays tempérés à langues vocaliques le rôle des hommes et des femmes est à peu près égal même si dans la réalité statistique ou professionnelle ce n’est pas toujours le cas. Il y a du moins la possibilité très prometteuse que la société ne s’y oppose pas.

Si on va vers le SUD, avec les langues consonantiques, le rôle de la femme est peu varié (peu de variété dans les voyelles, elles se répètent beaucoup) et même plus au sud, presque nul. Je parle toujours de la vie publique bien schématisée et ordonnée. Dans les pays de langue arabe il y a 3 voyelles (a, i et o, /ou/). Ces voyelles ne sont même pas écrites, si ce n’est par des petits signes, dans l’écriture courante. Ceci en dit long sur le rôle officiel des femmes dans ces pays.

L’hébreu moderne d’Israël qui est une langue ressuscitée a des voyelles rapportées en haut et en bas mais on les indique très peu dans l’écriture courante.

La langue turque à voyelles variées et multiples s’écrit maintenant à l’aide de l’alphabet latin qu’a fait adopter Atatürk, le génial dirigeant, qui a remplacé le régime des sultans et modernisé le pays. Il est certain que la langue et même la civilisation turque dans ses rapports hommes femmes ont grandement bénéficié de ce remplacement. Le q’oran s’écrit avec les deux alphabets.

On notera en passant que tous les dictateurs modernes ont modifié l’écriture pour communiquer ou dominer : Hitler en supprimant le vieux gothique, Staline en éliminant quelques lettres comportant une croix ou faisant double emploi et Mao ou ses successeurs en s’efforçant de trouver un équivalent phonétique latin aux caractères chinois. Et en provoquant la simplification de ces derniers.

Comme on l’a vu ci-dessus les langues des îles du Pacifique ont peu de consonnes et c’est dans ces pays qu’on trouve une nette dominance du rôle des femmes, avec le matriarcat et la polyandrie.

Dans la langue chinoise on utilise pour chaque syllabe une consonne (en premier) et une voyelle plus ou moins complexe. C’est bien l’empire du milieu pour ce qui concerne l’équilibre entre voyelles et consonnes. La consonne est à la première place. L’écriture évolue verticalement entre ciel et terre !

Chez les Japonais qui emploient des caractères sino-japonais en plus de deux syllabaires japonais, on note la présence de 5 voyelles : a, é, i, o, u (ou) et de bien plus de consonnes. Cette langue assez consonantique est basée sur les couples voyelle-consonne, avec une seule consonne indépendante, le n, et une domination apparente des consonnes puisque même le i et le u disparaissent souvent dans la prononciation pour rompre ces couples parfaits.

Etant donné que les voyelles ont une double importance puisqu’elles sont ou brèves ou longues dans les racines chinoises, très souvent combinées par deux, il semble que la langue soit au moins autant vocalique que consonantique. On peut en conclure qu’un Japonais ne conçoit pas la vie en étant seul (syllabe) et que la solitude (hors du couple) résulte d’accidents, à part la rare exception du n.

C’est certainement une société équilibrée, assez machiste, dans laquelle les femmes ont bien leur place (dépendante ou hiérarchisée dans le couple, et indiquée de façon indistincte dans le mot japonais mono- ou plurisyllabique représenté par le caractère) si on considère le point de vue linguistique.

Comme l’anglais ( latin et germanique) le japonais est composé de deux fonds linguistiques (vieux japonais et vieux chinois), les îles gardant généralement toutes les influences qu’elles ont subies.

Un mot sur les langues qui sont parlées dans le pays d’origine de la langue, souvent colonisateur, et les autres pays, influencés ou conquis par les pays colonisateurs. On constate en général dans la prononciation une propension, dans les pays ayant adopté la langue du vainqueur, à intensifier les consonnes ou les voyelles dans la prononciation selon que la langue d’origine était vocalique ou consonantique (voir USA et Canada, respectivement).

L’anglais en Amérique amplifie la prononciation des consonnes; de même pour le Canada où on dit par exemple « canadzien » en amplifiant les consonnes du groupe "dien".

De même aussi au Brésil le portugais vocalique a subi aussi une mutation consonantique du même genre : le R (= r initial ou double r, qui se prononce généralement R en portugais, comme le R français, au lieu d’être roulé) se prononce presque comme la jota espagnole (ou le ch allemand).

Les pays colonisés de langue espagnole tendent à avoir une prononciation dans laquelle les consonnes sont affadies ou transformées (double L); donc il y a moins de consonnes qu’en Métropole.

C’est l’influence de la partition et de la location géographiques.

ACCENT TONIQUE OU AUTRES ACCENTS

Nous n’avons pas parlé de l’accent d’intensité, de l’accent mélodique et de l’accent émotionnel. L’accent d’intensité ou tonique n’est guère marqué en français et la plupart des gens ne savent même pas qu’il existe. Ce n’est que quand ils essaient de parler une autre langue qu’ils s’aperçoivent qu’il existe et que c’est important.

En effet, en français l’accent d’intensité ou tonique est sur la dernière syllabe du mot ou d’un groupe de mots. Le meilleur exemple d’accent sur la dernière syllabe d’un groupe se trouve dans l’expression : kesksékesa ? On pourrait dire que le dernier qui a parlé a raison.

Dans les autres langues européennes il y a un accent centralisateur qui fait fonction de chef du mot et on ne peut l’ignorer car bien souvent deux accents placés à des endroits différents des mêmes mots permettent d’indiquer un autre sens. Il a donc aussi un rôle distinctif pour le sens.

Dans la langue anglaise avec accent centralisateur, celui-ci détermine la prononciation de la voyelle sur laquelle il tombe : elle sera alors longue, et non brève comme dans les autres syllabes et il y aura deux prononciations distinctes, parfois très différentes.

Cette langue considérée à tort par les Français comme facile (peut-être pour les yeux) est au contraire très difficile car chaque mot malgré quelques règles empiriques sur la prononciation doit être redit et redit jusqu’à ce qu’on sache le reproduire impeccablement. Essayez de prononcer correctement un nom patronymique inconnu sans connaître le titulaire ! Les mêmes voyelles selon leur emplacement se prononcent donc différemment, car longues ou brèves, ce qui donne des sons très différents.

L’orthographe, résultat d’un empilement séculaire de mots d’origines latine et germanique, plus les termes provenant d’autres langues plus ou moins digérés à la sauce anglaise, est évidemment tout sauf phonétique. Par exemple un sweat shirt (swet cheurt), chemise de transpiration n’est pas un sweet shirt (swît cheurt), chemise douce, malgré la présence des voyelles ea et ee qui quelquefois se prononcent toutes deux comme le i.

Une autre langue dont les voyelles changent sous l’accent tonique c’est le portugais où la voyelle O non tonique se prononce OU, au lieu de O sous l’accent tonique.

Le russe aussi a un accent centralisateur très fort qui modifie la voyelle O en A lorsqu’elle n’est pas sous l’accent. De plus les variations de place de l’accent permettent une différence de sens ou de cas dans le même mot.

Les langues scandinaves ont un accent plus ou moins centralisateur ou mélodique (suédois), avec aussi une torture du O lorsqu’il est ou non sous l’accent tonique, le finnois étant accentué sur la première syllabe de façon régulière.

L’espagnol a des règles d’accent très régulières, les exceptions se traduisant par un accent aigu, visible sur la syllabe de l’exception.

L’italien par contre a l’accent sur l’avant-dernière syllabe comme généralement l’espagnol mais quand ce n’est pas le cas rien ne l’indique à part l’usage ou un accent sur la dernière syllabe. Si l’italien était plus facile les Français ne diraient pas presque tout le temps à la TV : campionissimo en appuyant sur le SSI alors que l’accent est sur le NI, cette faute de son ruinant du même coup tous les efforts du speaker pour paraître italianisant.

La langue allemande et la langue hollandaise très proches ont un accent tonique sur la syllabe la plus lourde qui est facilement détectable.

La langue hongroise, cette merveille poétique et musicale, a l’accent sur la première syllabe, comme le turc, le serbo-croate, le slovène et le tchèque.

Le polonais a presque toujours l’accent sur l’avant-dernière syllabe, à part quelques mots étrangers. Ces dernières langues ont en principe une orthographe purement phonétique, ce qui fait qu’après une étude très sommaire il est facile de prononcer le polonais, une fois qu’on a noté comment se prononcent les consonnes, groupées pour produire un seul son.

Le nombre de consonnes qui sont apparemment sans support vocalique dans ces langues slaves rebute bien des étrangers. Ceux qui les parlent ne comprennent pas non plus qu’on n’écrive pas : karfur au lieu de carrefour (orthographe forgée par les ans et non par des idées phonétiques). Le nom du cardinal VrK (= Veurk) a du mal à passer inaperçu.

En résumé, dans la plupart des langues européennes il y a un chef du mot (de la famille !) qui est, soit fixe, soit variable selon le cas de désinence du mot.

En arabe, langue ayant une articulation très claire (!), une fois la prononciation individuelle des consonnes et des voyelles maîtrisée, on n’a pas tellement besoin d’un accent centralisateur. Par contre, la langue écrite n’est pas suffisante pour la compréhension, par suite de la non notation des voyelles.

Dans le chinois l’accent tonique se manifeste à chaque syllabe, qui en soi est indépendante, par un accent mélodique qui varie selon le sens qu’on doit exprimer. La hauteur du son, distincte selon la syllabe qu’on veut exprimer, n’est pas la même. Ce sont des tons qui sont au nombre de 4 dans le pékinois (au départ, en provenance de Pékin = Beijing /prononcé : Pé tying/). Il en va de même du vietnamien (6 tons).

Le japonais qui est sans contexte la langue moderne civilisée la plus difficile du monde, à cause de son vocabulaire et de son écriture, n’a pas tellement d’accent tonique. Celui-ci s’exerce en effet en général sur des mots d’origine japonaise à plusieurs syllabes et n’est pas très marqué. Il s’applique aussi dans les mêmes conditions aux autres mots, composés de deux ou trois racines monosyllabiques chinoises, non reconnaissables comme telles dans la prononciation, sauf pour la longueur (une syllabe), et sans accent mélodique.

La langue japonaise est tellement conditionnée par l’écriture que les sons seuls ne sont pas entièrement suffisants pour fournir le sens (trop d’homophones). Voir à ce sujet les séries de caractères qui s’inscrivent pendant les informations parlées à la TV japonaise

( satellite !). Ces commentaires écrits sont indispensables.

C’est sur ce point l’inverse de l’arabe, qui a plus de sons parlés que de sons écrits. Les commentaires écrits apparaissant pendant les « informations » ne comportent jamais de voyelles.

Saisir les sons

On pourrait parler maintenant d’une méthode pour “saisir” (suivre et discerner) les sons produits par un locuteur de langue étrangère même si on ne comprend pas tout à fait ce qu’il dit. Le problème essentiel c’est qu’il parle à son aise de façon naturelle avec un rythme toujours trop rapide pour l’étranger : on se perd dans les détails ou on en tire une impression de manque de concentration de sa part propre. Littéralement on n’arrive pas à suivre et à coller au discours. A chaque instant on se surprend à penser à autre chose et on perd le fil. On peut se laisser bercer par le rythme mais on ne comprendra quelque chose que si on a fait d’énormes progrès de vocabulaire et de syntaxe élémentaire. Il faudra du temps.

Le procédé à employer est simple : de même qu’il y a des langues consonantiques et des langues vocaliques,

- il y a des gens qui ont un niveau stable (continu) d’élocution sur les voyelles (lèvre inférieure) et en même temps un niveau variable sur les consonnes (lèvre supérieure),

- et des locuteurs qui ont un niveau stable sur les consonnes (lèvre supérieure) et un niveau variable sur les voyelles (lèvre inférieure).

Avec quelque pratique on peut détecter facilement où se trouve le niveau stable, qui est par définition plus aisé à suivre qu’un niveau variable : la voix à suivre est alors soit en haut soit en bas. On ne peut que très difficilement suivre les deux niveaux à la fois, c’est-à-dire qu’on ne peut facilement suivre à la fois les voyelles et les consonnes. Il faut se baser sur les unes ou les autres suivant le type de performance de l’interlocuteur.

Pour le même individu le niveau stable est toujours à la même place et c’est le plus facile à suivre. En principe les hommes parlent de façon stable avec la lèvre inférieure et les femmes avec la lèvre supérieure.

(Les exceptions sont nombreuses et ont toutes la même cause : une inversion de la latéralité).

Quoi qu’il en soit, le moyen de ne pas se laisser distraire et de rester concentré c’est de suivre uniquement les voyelles en laissant les consonnes, ou les consonnes en laissant les voyelles. Ce qui semble le plus difficile c’est de suivre seulement les voyelles car une langue sans consonnes apparaît tout à fait infirme. Essayez et vous verrez que c’est un moyen de rester concentré.

Quand des progrès seront survenus on se permettra de suivre le rythme de la langue sans analyser autant et on n’aura qu’à vérifier dans le dictionnaire les mots obscurs, qui apparaîtront dans notre esprit sous la forme écrite. Le dictionnaire est fait pour cela.

Chez un enfant de quelques années c’est plus simple : il ne sait qu’écouter et engranger, et ses facultés augmentent avec le temps, tandis que chez l’adulte il y aura une acquisition lente, volontaire, et beaucoup trop consciente. Il ne grandit plus et ne bénéficie plus de l’amplification naturelle de l’acquisition résultant de la croissance !


2. Etude comparative des directions de l’écriture

Conséquences culturelles et sociales

Cette étude de la direction de l’écriture (vers la droite ou la gauche) ne semble pas avoir été faite de la façon décrite ici.

La méthode d’évaluation choisie peut être considérée comme arbitraire, répétitive et compliquée, mais si on veut comprendre l’importance de cette direction de l’écriture, il faut examiner chaque point en détail.

Le but particulier à l’origine consistait à comprendre les conséquences symboliques de l’écriture du gaucher qu’on oblige à écrire vers l’INTERIEUR.

En effet, quand j’ai commencé à écrire de la main gauche je n’ai pas tardé à constater :

1) que ce « mouvement » (écriture cursive) de l’alphabet latin me faisait aller vers moi-même, ce qui me déplaisait parce que j’avais toujours écrit vers l’extérieur,

2) que ce mouvement consistant à aller vers la droite, de la main gauche, sollicitait les yeux vers la droite et peut-être faisait intervenir des éléments cérébraux liés à la main DROITE,

3) que peut-être c’était en pratique à peu près la même action que d’utiliser la main droite pour écrire,

4) et que d’autres, les Arabes, par exemple, réalisaient déjà ce mouvement (main première vers main secondaire). Par goût je n’avais pas envie d’imiter ce mouvement, à mon sens refusant la modernité ou s’écartant de l’esprit technique.

Ayant donc cherché et trouvé une méthode d’évaluation j’ai pu déterminer :

1) que l’écriture vers la droite (extérieur) voulait agir directement sur les choses (droitiers),

2) que l’écriture disons arabe voulait agir sur les choses en passant devant soi-même, donc en consultant les humains avant de sortir de l’autre côté (droitiers),

3) que l’écriture latine du gaucher contenait des consonnes et des voyelles, comme celle du droitier,

4) que l’écriture arabe ne voulait pas noter les voyelles.

J’ai donc compris les différences et voulu montrer l’importance des sens et du contenu des écritures.

Au commencement, avant la vraie écriture, il y avait le dessin, puis des dessins abrégés et ensuite des systèmes, d’abord graphiques, puis moins graphiques et enfin totalement phonétiques, pour enregistrer l’essentiel du contenu sémantique du langage.

Les écritures étaient donc d’abord des représentations des objets qui à mesure que l’analyse progressait sont devenues des images raisonnées de ces représentations, lesquelles donneront petit à petit des signes phonétiques c’est-à-dire des syllabes et finalement des consonnes et des voyelles, pour former des sons ou phonèmes disséqués, analysés et reconstitués.

A l’heure actuelle l’humanité utilise selon les divers cas particuliers, à la fois ou isolément, des signes hiéroglyphiques (dérivés directement des dessins), des syllabaires et des alphabets. Les trois étapes de l’écriture sont donc encore présentes.

On trouve ainsi :

- l’écriture chinoise qui s’écrivait jusqu’ici en colonnes, mais qui maintenant tend à s’écrire de gauche à droite, dans le sens horizontal, bien que rien ne l’empêcherait de s’écrire de droite à gauche puisque les caractères qui la constituent sont d’un seul tenant et ne souffrent pas de liaisons physiques entre eux.

- Cette écriture chinoise est aussi utilisée au Japon, en compagnie de, et en combinaison avec, deux syllabaires formés par des lettres dépouillées basées sur les hiéroglyphes anciens et utilisés respectivement pour les mots nationaux et les mots étrangers.

- L’hébreu et l’arabe sont alphabétiques (consonnes et voyelles individuelles, ces dernières plus ou moins absentes) et s’écrivent de droite à gauche.

- Les autres écritures d’importance certaine sont : l’alphabet latin, d’usage universel, l’alphabet cyrillique et l’alphabet grec, qui s’écrivent de gauche à droite.

Sens ou direction de déroulement de l’écriture

Le but principal de l’écriture actuellement est d’enregistrer les sons d’une langue, qui sont constitués de phonèmes, c’est-à-dire d’une ou de plusieurs consonnes et d’une ou de plusieurs voyelles. Additionnellement, il s’agit de faire apparaître les accents toniques, mélodiques et le rythme.

Le résultat recherché par la méthode proposée est de dégager une signification de la direction de l’écriture et de la façon de noter les sons (séparément ou en syllabes ou dans un caractère) et en particulier de détecter les différences entre les deux directions principales d’écriture.

La direction de déroulement d’une écriture n’est jamais officiellement traitée comme étant importante et digne d’être étudiée ou n’est jamais considérée autrement que comme étant le fruit du hasard par les érudits, ou bien, s’ils en parlent, ils cachent bien les explications qu’ils pourraient en donner. L’indifférence à ce sujet est la règle, par absence d’imagination ou d’intérêt.

Comme l’écriture, qui est faite pour ne pas perdre les sons d’une langue, conditionne finalement la façon dont on la parle, en indiquant aux générations suivantes ce qu’il en est de ses caractéristiques, il est important de chercher à comprendre tous ses aspects.

Ce qui va suivre à propos du sens de déroulement de l’écriture et de la signification de la configuration dynamique de celle-ci, comme étant le symbole d’un système linguistique, qui est un exposé des moyens de communication principaux utilisés dans la vie publique, est basé sur l’idée que lors de la pratique d’une écriture il y a passage de la main devant l’individu qui écrit, et donc réaction des diverses parties corporelles de celui-ci à la suite de ce contact.

Cette réaction peut être niée mais il n’en demeure pas moins qu’elle existe et se trouve digne d’intérêt.

Par exemple, si le mouvement de la main est tel qu’on va de l’individu vers lui-même ou bien de l’individu vers l’extérieur de lui-même, il y a forcément une réaction spécifique et éventuellement une acceptation ou un refus de la part du scripteur.

Les écritures anciennes vont surtout vers l’intérieur, de droite à gauche, et les écritures modernes vont en majorité vers l’extérieur, de gauche à droite. Pour quelle raison ? A première vue il est aussi facile d’aller dans un sens que dans un autre quand on écrit sur de la pierre ou un parchemin. S’il y a une différence de sens de mouvement c’est donc qu’on l’a voulue ainsi.

Dans un sens (vers l’intérieur) on va vers l’être humain puis on sort de l’autre côté et dans l’autre sens (vers l’extérieur) on part de l’être humain et on va vers la nature. On agit de façon primordiale dans la vie publique soit sur les humains soit sur les choses en fonction de la direction de l’écriture.

Voilà la grande différence. On peut aussi réfléchir sur la signification des colonnes de l’écriture sino-japonaise, qui vont du haut (ciel) en bas (la terre).

Essai de construction d’une symbolique de l’écriture

Nous allons donc essayer de comprendre ce qui se passe lorsqu’on exécute ce mouvement d’écriture en passant devant les diverses parties du corps qui logiquement doivent réagir du fait qu’on va vers l’intérieur ou vers l’extérieur en fonction des diverses écritures et de leur sens et en fonction de la latéralité de celui qui écrit.

On peut aller également vers le bas en colonnes (chinois), tandis qu’on empile les colonnes vers la gauche, ou dans les écritures horizontales les lignes vers le bas.

L’idée principale de départ est que les deux sortes de « phonèmes » fondamentaux du langage, à savoir, CONSONNES et VOYELLES, représentent respectivement des entités « mâle » et « femelle », qui en contactant chacune des 4 parties successives du corps humain, dans le plan horizontal (un côté, un demi-buste, l’autre demi-buste et l’autre côté), lesquelles peuvent aussi être assimilés à des éléments « mâle » et « femelle », en alternance, REAGISSENT soit en renforçant un élément de même polarité (développement de cette entité : homme) soit en s’unissant avec un élément de polarité opposée et complémentaire (libération de cette autre entité : femme).

Dans les quatre secteurs ou zones du corps humain apparaissant dans le sens horizontal il y a à la fois : les deux groupes de membres qui ne sont utilisés que pour l’action, et la partie centrale double avec en haut le cerveau et en bas le deuxième cerveau, à savoir, le sexe, qui reflètent la pensée et les émotions.

Quand on contacte ou passe devant les éléments destinés à l’action (membres) il est logique de penser que dans un cas on les développe ou renforce, et que dans le deuxième cas, on permet le développement ou le renforcement de l’autre type d’action.

Quand on passe devant le centre double, siège de la pensée et des émotions, mais pas des actions, on développe les liaisons avec soit l’autre sexe soit le même sexe, mais le tout au plus haut niveau (copulation dans un cas, ou chef, Dieu dans l’autre) puisqu’il s’agit du centre.

Que se passe-t-il lorsque des entités phonétiques « mâle » et « femelle » (consonnes et voyelles) passent devant des éléments corporels de type « mâle » et « femelle ». ?

Que se passe-t-il lorsqu’on se dirige vers l’extérieur du corps ou vers l’intérieur de celui-ci ?

Selon l’idée fondamentale soutenant la symbolique proposée pour arriver à comprendre ce que signifie l’écriture dans une civilisation est que

1) lorsqu’on passe devant les « membres », destinés à l’action :

- le contact de la main de la même polarité (du même côté que la main) développe ou renforce les caractéristiques propres au scripteur,

- tandis que le contact de la main avec une section de la polarité inverse développe ou laisse se développer chez l’autre les caractéristiques propres à la personnalité de l’autre sexe.

2) lorsqu’on passe avec cette main devant les deux « demi-centres » (siège des liaisons intellectuelles, sexuelles, hiérarchiques et métaphysiques) :

- le contact de la main de la même polarité que le demi-centre contacté développe la culture et la relation normale avec le même sexe (Dieu, religion).

- le contact de la main de l’autre polarité par rapport au demi-centre contacté développe les relations sexuelles avec l’autre sexe.

Utilisation du « sexe » des consonnes et des voyelles

L’idée complémentaire est que, dans son passage devant l’individu, l’écriture, qui est essentiellement phonétique, même dans les écritures hiéroglyphiques, dont les caractères ont tous une ou plusieurs prononciations, se déroule en faisant apparaître MENTALEMENT et SYMBOLIQUEMENT les caractéristiques des consonnes et des voyelles, ainsi que les liaisons entre ces deux types de phonèmes.

Il n’est en effet pas question de suggérer la création physique d’une seule voyelle ou d’une seule consonne lorsqu’on passe devant chacun des quatre secteurs considérés. Ce ne sont que des symboles pour permettre l’évaluation ; on peut d’ailleurs négliger les voyelles et les consonnes pour ce faire et les remplacer par les notions de mâle et femelle.

On peut admettre qu’inconsciemment l’idée de « mâle » se traduit par une consonne et l’idée de « femelle » par une voyelle, du fait surtout que la consonne, dépendante, a besoin de la voyelle pour obtenir un son (= l’enfant) alors que la voyelle a une vie indépendante qui produit d’elle-même un son (= l’enfant) et ressemble beaucoup plus au rôle de la femme dans la vie.

Dans toutes les langues, même celles qui ne le montrent pas clairement parce qu’obscurcies ou masquées par des écritures qui ne leur conviennent pas forcément ou leur conviennent en partie seulement (arabe, par rapport au persan qui lui est très vocalique, donc voudrait pouvoir mieux représenter les voyelles, ce qui n’est pas le cas de l’alphabet arabe habituel), il y a dans les sons deux éléments distincts au moins, qui déterminent des phonèmes ou des combinaisons de phonèmes.

Comme le corps humain dans le sens horizontal est divisé en quatre secteurs de polarités alternées, qui représentent des caractéristiques mâles ou femelles, alternativement, et que les consonnes et les voyelles représentent dans la langue (et dans la vie publique de communication) respectivement ces idées de mâle ou femelle, le mouvement de la main (laquelle est la main principale, donc la main mâle ou femelle en fonction du sexe de celui ou de celle qui écrit) contacte successivement un secteur consonne (mâle) ou un secteur voyelle (femelle).

Les contacts consonnes-consonnes et les contacts consonnes-voyelles donnent évidemment des résultats distincts spéciaux, à savoir, de compétition ou de renforcement (contacts de mêmes signes) ou de liaison (contacts de signes contraires).

Il est évident que pour une femme la main principale sera « femelle » (de type voyelle) et pour un homme la main principale sera « mâle » (de type consonne) et qu’un raisonnement correspondant s’applique à chacun.

L’usage d’une écriture plutôt qu’une autre, le mouvement qu’elle réalise (vers la droite ou vers la gauche, ou de haut en bas) doit nécessairement affecter la culture d’un peuple.

De façon additionnelle, l’écriture représente, comme la langue, un moyen d’union entre les individus et semble-t-il au moins partiellement un reflet de l’organisation politique et intellectuelle de ce peuple. Aussi, en analysant la structure, le mouvement externe ou interne ou vertical et la composition de chacune des écritures, sera-t-il possible de tirer quelques conclusions intéressantes sur les cultures et civilisations.

Par exemple, il n’est pas indifférent que les écritures modernes exécutent un mouvement vers l’extérieur. alors que l’arabe nécessite un mouvement vers l’intérieur (vers son propre corps).

En effet, tout mouvement des membres se répercute sur le cerveau et inversement. Si ces mouvements forment un système et si ce système a une signification, des exigences et crée une structure de pensée, il en résulte des conséquences culturelles et pratiques sur la personnalité de l’individu et sur le peuple qui pratique cette écriture. Il en va de même des caractéristiques de la langue ; elle conditionne la vie publique et la forme de civilisation de ceux qui la pratiquent.

Il n’est pas indifférent non plus de savoir qu’une langue ayant à peu près autant de variétés de voyelles que de consonnes (français, hongrois, turc, portugais...) retentira sur la mentalité d’un peuple d’une façon distincte par rapport à une autre (arabe, espagnol, italien...) dont les voyelles sont peu variées et où dominent les consonnes (arabe).

Pour pouvoir examiner selon les aspects symboliques indiqués le trajet de l’écriture il faut connaître la spécificité et les propriétés des étapes qu’on franchit en passant devant le corps. Si on effectue un trajet horizontal comme c’est le cas la plupart du temps, on part d’un des membres, on passe devant le buste qui est double et on arrive à l’autre membre pour s’échapper à l’extérieur. En fait, on va : des membres à la partie centrale et de la partie centrale vers les membres de l’autre côté.

Lorsque la main passe devant les membres et/ou la partie centrale double du corps on passe devant des éléments corporels qui réagissent, nerveusement ou émotionnellement, à la suite de ces mouvements d’écriture, et d’ailleurs, à la suite de n’importe quel autre mouvement, même désordonné.

D’autre part, les éléments du corps comprenant : le premier membre, plus les deux demi-bustes et l’autre membre, n’ont pas la même “polarité” du fait qu’ils se trouvent d’un côté ou de l’autre. Il apparaît qu’en horizontal on passe alternativement devant chacun des quatre secteurs correspondant respectivement au membre, aux deux demi-bustes (la partie centrale dans tous ses détails) et à l’autre membre. Il y a un premier et un troisième secteurs de même polarité, tandis que le second et le quatrième sont de l’autre polarité. Pourquoi le premier et le troisième sont-ils de même polarité ? Parce que le membre est contrôlé par l’hémisphère du cerveau situé de l’autre côté (secteurs 1 et 3 ou 2 ou 4). En effet, ledit hémisphère (demi-cerveau) se prolonge par le demi-buste et le demi-sexe.

Comme la main principale est conçue de par la nature pour correspondre au sexe respectif dans sa fonctionnalité et sa signification, on peut dire “mâle” et “femelle” au lieu de “négatif” et “positif” comme ce serait le cas pour des “polarités”, si on veut désigner les éléments du corps.

On exécute donc le mouvement volontaire d’écriture avec la main principale, qui correspond au sexe (polarité d’une sorte). Cette main en passant devant les 4 secteurs étudiés les fait réagir.

De plus, la main est utilisée pour agir en représentation de l’individu ; elle en est le symbole. Son passage devant les secteurs de la même polarité constitue donc un mouvement représentatif de la conscience et de l’activité spécifique de l’individu ayant le sexe en question, tandis que le passage devant les autres secteurs de polarité inverse représenterait plutôt l’activité de l’autre sexe ou la sous-conscience.

Enfin, puisqu’on écrit des mots, on peut penser accessoirement que passer devant un secteur de même signe que la main provoque la formation symbolique d’un des éléments du phonème voyelle-consonne qui correspond au sexe en question. Ceci répond à ceux qui considèrent ce passage comme uniquement un mouvement de création d’un mot (sans distinction entre voyelle et consonne).

Les quatre zones de passage peuvent être désignées successivement

comme mâle, femelle, mâle, femelle (ou A,B,A,B) parce que les

membres sont sur des côtés opposés donc de qualité distincte

(A, B) et il en va de même du centre prolongé jusqu’au cerveau (2

hémisphères) et jusqu’au sexe (binaire aussi). On note que le membre

A est commandé par l’hémisphère A de l’autre côté ; il est donc de la

même « qualité », le membre B étant commandé par l’hémisphère B.

DESCRIPTION SYMBOLIQUE DES ETAPES DANS LES ECRITURES

(Dans ce qui suit immédiatement on parle d’abord du passage de la

main devant chaque zone mâle ou femelle, de façon technique. On dit

ensuite quelle en est la signification, ce qui est plus intéressant et plus

vivant).

a) Ecriture latine, grecque ou cyrillique

Cas du droitier

Si on considère l’écriture latine, grecque ou cyrillique on parcourt le chemin suivant : on part de la seconde main (les femmes) en formant des voyelles, on passe ensuite devant le second secteur dit “mâle” en formant les liaisons avec les consonnes (hommes), ensuite encore devant le troisième secteur dit “femelle” en formant les liaisons avec les voyelles (femmes) et enfin on va vers le côté de la première main (les hommes) en formant des consonnes. On s’échappe alors vers l’extérieur.

A l’intérieur du corps, à l’intérieur du buste en fait, on part du coeur (demi-buste gauche, de même polarité que la main droite qui écrit) : on fait “sortir” le coeur : on le fait agir parce qu’il est dans le secteur de même signe que ladite main.

Cas du gaucher

Dans le cas du gaucher, on effectue le chemin suivant : on part de la première main (les hommes) en formant des consonnes, on passe ensuite devant le second secteur dit “femelle” en formant des liaisons avec les voyelles, ensuite devant le troisième secteur dit “mâle” en formant des liaisons avec les consonnes et enfin on va vers le côté de la seconde main (les femmes) en formant des voyelles. On s’échappe alors vers l’extérieur mais évidemment de l’autre côté par rapport au premier cas considéré.

A l’intérieur du corps (du buste) on va vers le foie (demi-buste droit, de même polarité que la main qui écrit). On “contrôle” le foie puisqu’on va vers lui.

Les mouvements répétitifs de cette sorte influent sur l’imagination au moins et la structure mentale de celui qui les exécute et qui se sert de l’écriture pour penser, réfléchir et décider. De plus, les deux mouvements respectifs du droitier et du gaucher (vers l’extérieur ou l’intérieur) sont complètement différents ; leur signification l’est donc aussi.

b) Ecriture hiéroglyphique chinoise

Une autre écriture, également complètement différente est l’écriture hiéroglyphique chinoise, très ancienne mais toujours là. Elle est l’une des premières écritures puisque comme l’ancienne écriture égyptienne elle est partie de dessins qui petit à petit se sont modifiés, simplifiés et statufiés pour représenter des sons. En principe, chaque caractère (élément hiéroglyphique) du chinois note une syllabe, avec en premier une consonne suivie d’un son vocalique plus ou moins diphtongué, selon une liste très stricte de syllabes.

Selon le système traditionnel, les caractères sont disposés en colonnes verticales qui s’éloignent vers le côté gauche du papier. Actuellement, on a tendance dans les livres techniques à utiliser le système de rangement européen, à savoir, des lignes horizontales de gauche à droite qui se succèdent de haut en bas. Pour raisonner sur la symbolique de mouvement de cette écriture, il faut bien sûr revenir à l’arrangement originel, rangées verticales se succédant de droite à gauche. On pourrait en fait disposer les caractères de toutes les façons puisque ce sont des unités intégrales qui ne se lient pas entre elles par des traits.

L’écriture chinoise pourrait être considérée de façon aussi juste, non comme des dessins, mais comme un grand syllabaire, avec beaucoup de caractères qui différencient les homophones par des aspects graphiques particuliers. On voit que le couple, voyelle et consonne, ne peut être divisé puisque indistinct dans le caractère.

Le mouvement de haut en bas ne tranche pas entre la gauche et la droite (= entre mâle et femelle), mais reste au centre tel que vu dans le sens horizontal lequel représente les échanges intellectuels et sexuels, ainsi que le chef suprême (dieu, l’empereur).

Une évolution lente, de rangement des colonnes, se fait vers la gauche qui représente l’autre sexe ou l’origine de l‘espace (car on ne peut remonter le temps), ou la mémoire.

La descente de la main et la formation de mots le long de colonnes peut être considérée comme un mouvement obéissant à la pesanteur, donc une résignation et une obéissance aux forces de la nature ou du chef (qui est en haut), ou bien aussi un mouvement naturel vers soi-même visant à se contrôler. Il est à noter que l’animal va toujours vers l’avant et que l’homme, en écrivant, va vers lui-même, ou le bas, ou l’arrière, pour stocker les lignes.

En Chine, le développement du couple homme-femme (consonne-voyelle) est indifférencié (pas d’éléments mâle ou femelle indépendants) puisque les deux éléments du phonème sont indissociables. Il y a en fait aussi l’élément mélodique (le ton). Si on évolue vers la gauche (les femmes, mais aussi l’origine de l’espace) puisqu’il s’agit du côté gauche, pour ranger les colonnes (au lieu de placer des lignes horizontales l’une sur l’autre) c’est pour évoluer dans l’ESPACE plutôt que dans le temps car on ne peut nier le sens du temps en allant vers l’origine. De ce point de vue toutes les écritures allant vers l’intérieur, lévogyres (de droite à gauche), indiquent une évolution dans l’espace (on ne peut aller vers l’origine). Les autres, dextrogyres (de gauche à droite), s’éloignent de l’origine et regardent vers le futur (= la flèche du temps).

c) Ecriture sino-japonaise

L’écriture chinoise adaptée à la langue japonaise s’appelle sino-japonaise. Elle se compose donc :

- de caractères chinois quelquefois simplifiés mais pas de la même façon que ceux des Chinois et pas les mêmes non plus, ce serait trop simple,

- et de deux syllabaires, hiragana et katakana, l’un pour les mots du japonais originel et l’autre pour la transcription phonétique de mots étrangers (anglais pour la plupart). Ces syllabaires sont une simplification de caractères chinois courants très anciens dont tout le monde connaissait la prononciation.

Cette écriture comme la chinoise est utilisée maintenant dans les livres de manière que les caractères se rangent de la même façon que les mots de l’écriture latine. On a donc à la fois des couples indivisibles (caractères) dont la prononciation (et le sens) est multiple, et des couples unis (syllabaires), mis à part une “lettre”, le N, célibataire, qui peut être seul ; couples (mâle et femelle) qui vont vers le futur (la droite) en se développant conjointement.

Dans les deux systèmes, chinois et japonais, selon la nouvelle forme d’édition (de la gauche vers la droite), on a ainsi un mouvement partant du deuxième côté, en produisant dans le caractère, comprenant à la fois la consonne et la voyelle, un son voyelle (développement de la femme dépendant de l’homme), allant vers le deuxième et troisième secteurs centraux (relations intellectuelles et sexuelles), en produisant respectivement des liaisons de consonnes et de voyelles, et se terminant vers le premier côté, en produisant un son consonne (développement de l’homme lié à celui de la femme), et en s’échappant vers l’extérieur.

(Il est à noter en passant que dans la syllabe chinoise c’est la consonne (l’homme) qui se trouve en premier ; la voyelle (femme) suit.

C’est devenu maintenant (écriture dextrogyre) un mouvement de l’origine vers le futur, avec un déplacement dans le TEMPS, mais avec aussi toutes les subtilités des hiéroglyphes.

Dans le système japonais on a pris soin de créer des syllabaires, pour indiquer concrètement la prononciation, et des caractères pour exprimer le sens des mots et fournir des possibilités de prévoir plusieurs prononciations (quelquefois une dizaine) pour le même caractère, qui dépendent de la présence d’autres signes (environnement grammatical).

Cette dernière particularité implique la mise en oeuvre d’un système d’une grande complexité qui en fait la langue parlée et écrite la plus difficile du monde. La société qu’elle sous-tend n’est certainement pas plus simple.

La notion de rassemblement d’individus sous la forme de clubs est aussi présente du fait que les caractères renferment à la fois une double prononciation au moins (japonaise moderne et chinoise vieillie), ainsi que des mots japonais mono- et pluri-syllabiques. Le secret (caractère renfermant plusieurs sons), de ce fait, est très présent dans la vie privée et publique.

d) Ecriture arabe ou hébraïque

L’écriture arabe est alphabétique comme l’écriture hébraïque. Elles exécutent un mouvement vers l’intérieur, de droite à gauche. La particularité de l’écriture arabe et aussi de l’écriture hébraïque est de ne pas noter les VOYELLES dans les écritures courantes.

Si besoin est, par exemple dans le qor’an ou la torah qui sont anciens, donc sujets à incompréhension pour des lecteurs modernes, on note les voyelles sous la forme de petits signes rapportés en haut ou en bas de la lettre consonne.

L’hébreu note les voyelles par de petits signes en haut ou en bas mais de façon peu régulière et non obligatoire, à peu près comme chez les Arabes.

L’écriture arabe et l’écriture hébraïque sont donc DEFICIENTES par rapport à la prononciation (davantage de sons que de signes scripturaux). C’est l’inverse du japonais, qui a besoin de l’écriture pour être compris totalement, à cause des homophones (même chose en moindre degré pour le chinois).

En arabe ou en hébreu on va donc : de la première main (développement des hommes) en produisant des consonnes, vers le centre (liaisons avec des voyelles, puis liaisons avec des consonnes), en produisant des relations intellectuelles et sexuelles, mais ON S’ARRETE LA, puisqu’on ne peut passer devant la deuxième main (voyelles) pour contacter des voyelles (développement de la femme) parce qu’il n’y a pas de voyelles de façon régulière dans l’écriture. Ce n’est pas le cas du langage bien sûr.

On stoppe en fait au CENTRE-consonnes, où se trouve le chef, le Dieu Mâle suprême, Allah ou Jéhovah, sans aller vers l’autre sexe pour permettre son développement et sa représentation publique.

EN FONCTION DE LA LATERALITE ET DU SENS on a les écritures suivantes :

(Signification des passages de la main, sous forme de conséquences)

a) Ecriture dextrogyre complète du droitier (alphabet latin)

Dans les écritures dextrogyres phonétiques complètes (alphabets du type latin ou grec et cyrillique) on va jusqu’au bout d’un côté à l’autre, de l’origine vers le futur.

Chaque individu d’un certain SEXE, à l’origine, laisse l’autre sexe se développer (1), puis prévoit son propre développement de liaisons (2) sur les plans intellectuel, sentimental, religieux et sexuel (au niveau du centre double), va vers l’autre sexe en prévoyant le développement de liaisons avec l’autre sexe, selon ces derniers critères (3), et finalement (4) se développe lui-même (travail) en s’échappant vers l’extérieur (le futur) et en agissant sur la nature.

Comme les liaisons centrales sont d’égale importance (soi-même, vers l’autre) et comme il y a développement des femmes + idée de Dieu et de chef, avant liaison avec les femmes, il y a une idée de monogamie.

Mais le fait d’entreprendre son propre développement, après passage devant les positions centrales, laisse la place à des idées de chef et de Dieu non centralisé, puisqu’on va plus loin que le centre. De là l’idée de république et de liberté individuelle.

b) Ecritures lévogyres incomplètes du droitier (arabe ou hébreu)

Dans les écritures phonétiques lévogyres sans voyelles visibles (arabe et hébreu) on se déplace dans l’espace (droite vers gauche) et non dans le temps (du présent vers l’origine) puisqu’on ne peut contrarier (remonter) le temps.

On commence par se développer soi-même (étape 1), sans se préoccuper de l’autre sexe, puis on prévoit des relations (sur les plans intellectuel, sexuel et religieux) avec l’autre sexe (étape 2), puis des relations avec les individus de son propre sexe (idée masculine de chef et de Dieu) sans représentations publiques de l’activité des femmes, puisqu’il n’y a pas de voyelles et qu’on s’arrête (étape 3) au centre masculin (Dieu masculin). Il ne s’agit donc que d’avoir un développement des caractéristiques propres au sexe masculin.

On s’arrête au CENTRE-consonnes, puisqu’on ne permet pas le développement (vie publique) des activités de l’autre sexe. Au niveau central il y a donc des relations privées avec l’autre sexe et ensuite un développement personnel avec l’idée de chef ou de Dieu, ce qui ne ressemble pas à une union exclusive (les relations sexuelles /étape 2/ ayant lieu avant développement hiérarchique ou métaphysique /étape 3/) mais plutôt à la polygamie. (La racine du mot est consonantique (hommes); les voyelles (femmes !) de garniture pour former des mots sont interchangeables).

Si on déplace la main depuis soi-même (côté de départ) vers le centre-consonnes et qu’on y reste, il s’agit d’un mouvement vers le chef ou vers un dieu central. C’est une centralisation, une royauté, une théocratie.

Il y a blocage au centre-consonnes (= chef, Dieu, de type masculin).

On note que les consommateurs de l’écriture lévogyre (Juifs, Arabes) utilisent aussi plus ou moins l’écriture latine.

c) Ecritures dextrogyres complètes du gaucher (alphabet latin)

Dans l’écriture du gaucher qui utilise l’alphabet latin, il s’agit d’une écriture qu’on peut comparer aux écritures lévogyres puisqu’on va vers l’intérieur. Sa signification n’est cependant pas la même que chez les Arabes car la grande différence c’est qu’elle est COMPLETE (à la fois des consonnes et des voyelles), contrairement à l’arabe et à l’hébreu.

On part des individus de son propre sexe, à qui on permet un développement (1), puis on passe devant le centre (liaisons avec les femmes) (2) et ensuite liaisons de même sexe (3), avec développement de type hiérarchique et métaphysique personnel, et on termine (4) en allant vers les individus de l’autre sexe en les faisant (ou leur permettant de) se développer, et on s’échappe vers l’extérieur de ce côté.

C’est donc un système de communication, puisqu’on va vers l’autre sexe, qui représente aussi autrui, en général.

(De là, le nombre élevé, par rapport à leur pourcentage dans la population, des gauchers complets dans le commerce de contact et l’hôtellerie).

On n’est pas bloqué au centre-consonnes, devant l’idée de dieu et de chef, on va au-delà (étape 4). L’extérieur passe alors par les autres. Ce n’est pas un mouvement direct d’influence sur la nature.

La monogamie n’est pas inscrite dans ce schéma, puisque au centre-voyelles (étape 2) on a des liaisons avec l’autre sexe, avant son propre développement de liaisons du centre-consonnes (étape 3), contrairement aux écritures dextrogyres dans lesquelles on se développe (étape 1) avant d’avoir des liaisons du centre (étape 2) avec l’autre sexe.

A l’intérieur du corps, on va vers le foie : on le “contrôle”

d) Ecritures lévogyres incomplètes du gaucher (alphabet arabe ou hébraïque)

Dans ces écritures, le gaucher, comme le droitier dans l’alphabet latin, part de l’origine (deuxième côté = femmes) vers le futur (premier côté) mais l’origine (les voyelles) est invisible dans la vie publique (développement privé des femmes). Il passe au centre en formant des liaisons avec son propre sexe (consonnes = chef, Dieu) et ensuite des liaisons privées avec les femmes (voyelles, invisibles) pour finir par son propre développement (consonnes = travail) vers l’extérieur en s’échappant pour agir sur le monde.

Il n’y a pas de blocage (Dieu, chef, uniques) au centre puisqu’on va vers son développement (consonnes) avant de s’échapper à l’extérieur, mais la situation des femmes est toujours en pointillé.

e) Ecritures lévogyres incomplètes de la gauchère (arabes ou hébraïques)

Selon ces écritures, la gauchère part des consonnes ( en permettant le développement des hommes) pour arriver au centre (voyelles invisibles = liaisons privées avec son propre sexe : chef, Dieu non public) et ensuite consonnes (liaisons avec les hommes). Finalement on arrive aux voyelles (invisibles = développement privé des femmes) et on s’échappe vers l’extérieur.

Il y a blocage au centre (étape 3) sur les hommes ( d’abord liaisons privées avec les voyelles, puis liaisons avec les consonnes = hommes) puisqu’on ne peut aller jusqu’aux voyelles (invisibles) de sortie.

f) Ecritures lévogyres incomplètes de la droitière (arabes ou hébraïques)

On part des voyelles (invisibles = développement privé des femmes) pour passer par le centre (consonnes = liaisons avec les hommes) et l’autre centre (voyelles, invisibles = liaisons privées avec l’idée de religion et de chef) et on arrive aux consonnes (développement des hommes) et vers l’extérieur.

Il n’y a pas de blocage puisqu’on va jusqu’aux consonnes de l’autre côté et vers l’extérieur, mais le rôle des femmes est en pointillé dans la vie publique (invisible).

g) Ecritures dextrogyres complètes de la droitière

Même description que dans a) en remplaçant « femmes » par « hommes » et en prévoyant un Dieu féminin éventuellement et en remplaçant « monogamie » par « monoandrie ».

h) Ecritures dextrogyres complètes de la gauchère

Même description que dans c) en remplaçant éventuellement « hommes » par « femmes » et vice versa et « polygamie » par « polyandrie ». Le Dieu ou le Chef peut être féminin éventuellement.

i) Ecriture lévogyre dite « en miroir » du gaucher

Cette écriture, utilisée par l’enfant généralement, qui voit les autres écrire vers l’extérieur et ne voit que cela (= vers l’extérieur), peu importe la main, et qui veut en faire autant, n’est évidemment pas lisible par les autres gens « normaux ».

Un célèbre utilisateur de cette écriture est Leonardo da Vinci qui a voulu imiter les droitiers, c’est-à-dire, écrire vers l’EXTERIEUR. Aucun doute qu’il ait aussi écrit vers l’INTERIEUR pour être compris de ses contemporains.

Cette écriture d’apparence « secrète » peut être évaluée comme celle, dextrogyre, du droitier mais son indéchiffrabilité lui donne un caractère provisoire chez les enfants ou constitue un refus de s’adapter aux réalités, ou aux autres, ou plus tard un désir d’entretenir un faible mystère relatif (voir Leonardo = refus ? et mystère ?). Leonardo étant ingénieur voulait agir sur la nature en allant vers l’extérieur de sa main principale.

Ce refus peut se traduire par une frustration menant à l’écriture de la main droite. Il provient de ce qu’il n’y a pendant l’éducation habituelle aucune explication sur ce qu’implique l’écriture dextrogyre de la main gauche et aucun encouragement à suivre sa nature propre. Plus de liberté n’est pas suffisant lors d’une éducation. On veut aussi comprendre !

j) Ecriture lévogyre complète « à l’envers » de la main gauche

Pour pouvoir effectuer un mouvement vers l’extérieur de la main gauche avec l’écriture latine et être en même temps compris parfaitement, il suffit d’écrire à l’envers, de droite à gauche, en montant les lignes (l’une sur l’autre) vers le haut du papier et en laissant les lignes écrites en bas comme pour l’écriture « normale ».

L’inconvénient évident c’est que celui qui écrit doit considérer les lettres alphabétiques de la façon qu’il les voit, c’est-à-dire à l’envers, tandis qu’il avance vers le « haut » (vers l’avant) ou vers celui qui peut le lire immédiatement en face.

Pourquoi, dans l’écriture « normale », emmagasiner les lignes vers le bas et aller vers le bas ? Pour une raison pratique, à savoir, la loi de la pesanteur, surtout dans les premières inscriptions anciennes sur pierre. Les pratiquants ont emmagasiné les hiéroglyphes, ou respectivement les lignes, vers le bas pour cette raison.

La symbolique de l’écriture dextrogyre « normale » c’est de stocker les lignes dans la mémoire (vers le bas) et de s’ancrer sur le sol (le déroulement des lignes), du haut en bas, de la tête vers le bas du corps, en se basant ainsi sur son expérience emmagasinée en bas. On fait du présent en préservant le passé.

Pour cette écriture à l’envers il s’agit aussi de stocker les lignes dans la mémoire, mais vers le haut ou vers l’avant, du bas du corps vers la tête et au-delà, vers l’extérieur, il s’agit de communiquer et d’aller vers l’avenir, en se basant sur ses racines, pourvu bien sûr qu’on considère les lettres comme un « autre » alphabet, normal, et non comme un alphabet « sur le dos ». Autrement, on ressentirait fortement qu’on est « en dehors » ou « sur la lune » par rapport aux autres.

L’écriture à l’envers pour le gaucher est donc une écriture vers l’extérieur et vers l’avant. Pour le droitier cette écriture hypothétique serait une écriture à l’envers vers l’intérieur et vers l’avant. Pour l’évaluer, voir : écriture lévogyre complète du gaucher, plus la notion de mouvement vers l’avant.

INTERPRETATION PLUS SYMBOLIQUE DES ETAPES DES ECRITURES

a) Interprétations des écritures dextrogyres

En résumé, dans les écritures phonétiques dextrogyres, on va de l’origine (soi-même) vers le futur (l’extérieur, la nature). Chaque sexe, au début du mouvement, laisse l’autre se développer, puis prévoit son propre développement de liaisons sur le plan intellectuel et religieux, va vers l’autre sexe en prévoyant le développement de liaisons sentimentales et sexuelles avec l’autre sexe selon quelques-uns des critères mentionnés, et finalement se développe lui-même (travail) en s’échappant vers l’extérieur (le futur).

Comme les liaisons sexuelles centrales (du deuxième centre) ont lieu après son propre développement mental, religieux ou hiérarchiques (premier centre), il y a une idée de monogamie. Mais le fait de passer ensuite à son développement propre (travail) depuis la position centrale laisse la place à des idées de chef (de Dieu ?) non centralisé, puisqu’on va plus loin que le centre.

b) Interprétation des écritures lévogyres

Dans les écritures phonétiques lévogyres (arabe), on se déplace dans l’espace, non dans le temps. On commence par se développer soi-même, sans se préoccuper de l’autre sexe, puis on permet des relations avec l’autre sexe (sur le plan intellectuel, sentimental et sexuel) et on va vers un développement des caractéristiques de liaisons avec son propre sexe (chef, Dieu masculins) sur ces derniers plans (Tout ceci pour les hommes, bien sûr !).

On s’arrête et se bloque au centre 3 puisqu’on ne permet pas le développement ( vie publique) des activités de l’autre sexe. On ne passe donc pas au-delà du stade 3 (hommes), qui permet d’aller en 4 (femmes) vers l’extérieur.

On retourne souvent vers le passé (l’origine) puisqu’on est bloqué au centre, ou on est nomade (mouvement, mais dans l’espace).

Au niveau central il y a donc relations sexuelles avec l’autre sexe et ensuite développement personnel de liaisons (sur les plans religieux, hiérarchiques), ce qui ne ressemble pas à une union exclusive (sexe avant liaisons intellectuelles) mais plutôt à la polygamie. Si on va de soi-même (côté de départ) vers le centre et qu’on y reste, il s’agit d’un mouvement vers le chef ou vers un dieu central.

c) Interprétation des écritures d’Extrême Orient

Les écritures hiéroglyphiques ou hiéroglyphico-syllabiques, respectivement (chinoise ou sino-japonaise) suggèrent un mouvement vers le bas (la terre) ou à l’écart du restant de l’humanité, sans se préoccuper de l’avenir ou de l’espace (pas de mouvement horizontal gauche-droite) et également avec développement conjoint et sans distinction claire entre les sexes. Le chef, le dieu, élément de la partie centrale, est basé sur la nature (évolution vers la terre).

c) bis Interprétation particulière de l’écriture japonaise

Dans l’écriture japonaise il y a à la fois un développement de toute la famille, de plusieurs familles diverses et aussi du couple unique, qui est représenté par le fait que les caractères impliquent plusieurs prononciations résultant de l’environnement grammatical et linguistique. Les syllabaires de simplification sont des couples consonne et voyelle, homme et femme, sans vrai choix pour la solitude individuelle. Le visuel (les caractères) l’emporte sur les sons. Les symboles sont très importants.

Le gouvernement est central sous des aspects très diversifiés (beaucoup de prononciations pour le même caractère) qui sont adaptés aux situations. Par conséquent, idée de souplesse et de développement variable résultant des circonstances. L’idée de chef et de Dieu est aussi en relation avec la terre (la nature).

Suggestions d’introduction de voyelles dans l’écriture

En ce qui concerne les alphabets arabe et hébreu, s’il est important comme supposé de réintroduire des voyelles de façon égale par rapport aux consonnes pour obtenir une ouverture publique égale aux femmes, ceci peut être fait assez aisément par des spécialistes. En arabe par exemple il y a 3 semi-voyelles : A, I et O (ou) et une autre sorte de A. Rien n’empêche de les réintroduire en valeur complète dans cet alphabet. Il est à noter qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser l’alphabet latin comme pour le turc ou l’iranien puisqu’il y a assez de voyelles pour la langue arabe dans l’alphabet actuel.

Note sur la notion de Dieu

Curieusement, mais logiquement, ce sont

- les écritures lévogyres, ne notant pas les voyelles ou très peu (rôle moindre ou nul des femmes dans la vie publique) qui ont inventé le Dieu unique, de type masculin (liaisons centrales /3/ consonnes-consonnes), y sont bloqués et s’y tiennent, Une écriture complète de ce type (avec 3 et 4) inventerait sans doute aussi le Dieu unique.

- alors que les autres, dextrogyres ont inventé les dieux multiples (grecs et latins) qui existent encore totalement aujourd’hui sous d’autres dénominations : vedettes de l’écran, milliardaires, sportifs avec records, scientifiques, voyages, nature, sectes et gourous, biens matériels, ceci allant vers l’expansion et la dispersion (plutôt que vers la centralisation et la consultation des humains avec un Dieu unique), puisqu’on va plus loin que le centre : vers le développement de l’autre sexe et vers les phénomènes de la Nature.

Autrefois, Dieu était plutôt femelle : Mère et Nature (voir les figurines des déesses mères). Maintenant il est masculin, du moins pour les hommes mais qu’est-ce qui empêchent les femmes de se représenter un Dieu féminin ?

(Ce DIEU est masculin ou féminin parce qu’on le veut unisexe mais s’il est ternaire (Trinité) tout en étant unique ?)

L’aller et le retour de l’écriture ( vers le début,

à gauche, à droite ou en haut)

en fonction des croyances

Le retour de l’écriture vers l’origine est rapide et silencieux mais inévitable. Il ne comporte pas d’expression visible.

La main après son mouvement graphique revient à zéro pour repartir en décrivant un immense zigzag, ce qui fait qu’on a toujours un mouvement et son contraire.

Dans le sens de retour allant vers l’intérieur (alphabet latin : droite à gauche) il correspond à une croyance en un Dieu unique qui est officiellement discrète et cachée, car il n’y a pas d’expression graphique.

Dans le sens allant vers l’extérieur (alphabet arabe : gauche à droite) il correspond à une croyance en plusieurs Dieux officiellement discrète et cachée.

On voit donc que dans le premier cas (latin) le polythéisme (gauche à droite) est public, la religion monothéiste (droite à gauche) est personnelle.

Dans le deuxième cas (arabe) le monothéisme est public avec en plus rejet des femmes (absence de voyelles) et le polythéisme est caché.

Dans l’écriture verticale (Chine) l’aller évolue du haut en bas (terre, ancêtres), le retour se fait vers le haut (Dieu, dieux) sans indication d’unicité ou de pluralité, puisqu’il n’y a ni gauche ni droite. Croyance discrète en Dieu ou des Dieux, culte public des ancêtres.

En pratique le monothéisme n’exclut pas le polythéisme et ce dernier n’exclut pas le monothéisme ou l’athéisme.

Une écriture d’avenir ( ?) créant un graphisme à l’aller et au retour de l’écriture inclurait les deux idées de Dieu unique et de Dieux multiples. C’est le boustrophédon (sens direct gauche-droite puis sens contraire en miroir) qu’ont pratiqué certains anciens Grecs.

La religion chrétienne prévoit un Dieu unique différent de Jéhovah et Allah de type paternel masculin, sous la forme d’un Dieu en trois personnes égales. En ce sens elle suit les deux directions d’écriture du boustrophédon. Les athées pensent surtout au Dieu unique pour le rejeter sous prétexte que les religions provoquent la guerre. C’est oublier que la conquête des femmes et des richesses a toujours fait s’étriper les mâles. Point n’est besoin des préjugés raciaux et religieux qui ne sont que des prétextes pour cacher les ambitions.

Conclusion

Même si certains ne manqueront pas de dire que les hypothèses et les conclusions exposées ci-dessus relèvent de la situation historique réelle et concrète passée ou présente des divers peuples, et que l’écriture n’a rien à y voir, on peut aussi admettre que toute action continuelle, du type écriture influe sur une civilisation, surtout si elle est ancienne.

Les peuples primitifs, analphabètes, ont des civilisations tout autres et ils stockent les évènements dans des mémoires bien particulières ayant des bases très différentes de celles de l’écriture.

3. Relation entre cultures et écritures

Cultures à dominance unisexuelle et cultures bisexuelles

Analyse des ambiances du terrorisme

On pourrait essayer d’analyser, à la lumière de ce qui précède concernant l’écriture et les configurations énoncées, le cas du

TERRORISME,

qui menace actuellement une grande partie du monde, pour des raisons faisant appel théoriquement mais faussement, à une religion estimable et respectable.

Le terrorisme apparaît ainsi comme une déviance qu’aucune religion véritable à Dieu unique, chrétienne ou islamique ou juive, ne peut justifier et ne justifie pas.

Lorsqu’on interroge les religieux (Chrétiens ou Musulmans, par exemple) ils disent d’ailleurs fermement que la religion n’a rien à voir avec le terrorisme. Les terroristes dont on connaît la malheureuse et nihiliste histoire ont souvent commencé à agir de façon criminelle pour des raisons d’origine politique.

De faux prophètes ou de sinistres politiques ambitieux les influencent négativement sous des prétextes diversement engageants. C’est un phénomène troublant et regrettable (évènements d’Irlande et du 11 septembre en Amérique).

Peut-être ont-ils totalement oublié qu’en plus d’être souvent religieux l’homme est un individu qui possède une loi humaine naturelle que n’importe quelle civilisation doit respecter pour survivre ? Cette loi a existé avant, ou simultanément avec, les « révélations » et apparaît indispensable, bien que minimale, pour vivre en groupe.

Dans un Etat moderne et laïque (France et Turquie, entre autres) cette intolérance est incompréhensible et évidemment inadmissible. En Occident tout le monde pense que chacun peut croire ce qu’il veut ou ne pas croire du tout et que cette foi personnelle ne regarde personne. On peut être librement agnostique.

En bref, même les Etats d’Occident, où on parle de temps en temps brièvement de Dieu par la bouche de certains politiques admettent totalement la liberté de pensée religieuse.

Pour compléter cette description d’une mentalité intégriste et surtout terroriste on peut dire que pour eux tout ce qu’ils font est bon, tandis que tout ce que font les autres est mauvais, ce qui est très commode et simpliste et ne peut que former une barrière infranchissable par rapport au reste de l’humanité.

Aussi il apparaît nécessaire de décrire brièvement les « religions du livre » (= qo’ran, bible et torah) pour situer le milieu où les terroristes gravitent.

Mahomet (+632), un génie de son temps, cherchait un moyen d’unir les tribus Arabes qui étaient plus ou moins polythéistes. Un bon moyen de les unir, pensait-il était de promouvoir un Dieu unique, similaire ou semblable à celui des deux autres religions monothéistes, ce qu’il prêcha, en recourant à l’archange Gabriel qui lui apparut selon la tradition.

« Il n’a pas prétendu apporter une religion nouvelle mais restaurer celle de toujours que Dieu avait précédemment révélée aux prophètes (et que les hommes avaient oubliée ou altérée) » /Quid, page 669/

Pendant 20 ans, jusqu’à sa mort, il se battit contre et avec les tribus Arabes pour les unir.

Distinguer ce qui est vraiment religieux de ce qui n’est qu’une tradition n’est pas aisé puisque au départ le chef « civil » est aussi le chef religieux. Cette constatation est aggravée par le fait qu’il n’y a pas de « clergé ».

Un fidèle peut se déclarer imam et prêcher dans une mosquée.

Les Juifs, qui d’après la Bible descendent d’Abraham, comme les Arabes, chacun par l’un ou l’autre de ses deux fils, de femmes différentes, ont aussi une religion ayant un Dieu unique qui leur a parlé ; et ils ont un livre, la Bible, d’où ils tirent leur histoire et les préceptes essentiels. Il y a un idéal moral et on ne peut pas dire qu’ils recommandent actuellement la polygamie, tout en étant très tolérants sur la morale sexuelle, sinon en théorie du moins en pratique.

D’ailleurs, ils possèdent un « clergé » composé de rabbins, qui tentent de mettre bon ordre dans la religion. Bien qu’ils soient tous des chéris de Dieu, qui les a choisis, il ne leur viendrait pas à l’idée de ne pas tolérer la présence des autres religions. Bien sûr, cette tolérance est d’origine historique en partie puisqu’ils ont été dispersés dans tous les milieux où ils étaient en minorité.

L’Etat d’Israël est un cas spécial : quelques millions d’habitants Juifs sont entourés d’Arabes ou du moins de sujets Palestiniens. C’est à cause de cette position symbolique qu’il s’agit d’un problème important et irrésolu. Cette guerre éternelle entre « frères » est incompréhensible aux autres nations

Les individus du groupe ethnique juif se sont frottés à tous les peuples partout dans le monde et beaucoup sont agnostiques.

Leur culture est souvent uniquement celle des autres nations où ils se trouvent, avec en plus, ou non, la culture religieuse juive basée sur la Bible et sur les caractéristiques anciennes de l’écriture lévogyre (consonnes, sans voyelles apparentes). Mais ils ont aussi une autre culture, celle du peuple où ils vivent : elle est affectée par les caractéristiques de l’écriture dextrogyre (consonnes et voyelles).

On voit donc chez ces deux ensembles religieux soit une mono-culture soit une double culture. La mono-culture arabe est aussi influencée, de façon inévitable, par les autres cultures mais beaucoup moins que celle des Juifs.

Les deux ensembles « religieux » ou ethniques, arabe et juif

ont un point commun : c’est l’écriture allant vers la gauche et l’absence de voyelles dans ces deux écritures : l’hébraïque et l’arabe.

Les voyelles ne sont introduites sous forme de petits points ou signes que pour ne pas perdre le sens des livres sacrés : le qor’an et la bible.

Que l’hébreu ait tout à fait la même tradition, pour l’inscription des voyelles dans l’alphabet ou non, relève d’informations linguistiques spécialisées, mais il semble que la Bible hébraïque, sinon l’hébreu courant, comporte obligatoirement des voyelles pour éviter les erreurs d’interprétation.

Chez les peuples dits musulmans, le chef ou roi est en même temps, de façon générale, le chef religieux. On pratique la polygamie, si on veut. Les femmes n’ont qu’une mince place dans la vie publique officielle.

Les Juifs ont presque toujours une double culture basée sur les deux alphabets hébreu et latin. Ils ne sont donc pas tout à fait pareils en ce qui concerne la culture en général.

Pour analyser un aspect important de la culture dite arabe il faut examiner la façon dont les citoyens de ces pays sont organisés au point de vue de l’Etat et des responsabilités individuelles, avec les caractéristiques particulières des relations entre hommes et femmes.

La vie publique et intellectuelle se réfère beaucoup à l’écriture, dans tous les pays constitués.

Observons donc l’écriture et la langue arabes de manière à se faire une idée de la façon dont elles fonctionnent.

Le processus horizontal de passage de l’écriture devant l’individu qui écrit montre ce qui se passe entre hommes et femmes, au point de vue développement personnel et relations sexuelles, et par rapport au chef et au Dieu. En effet, on peut considérer que ce mouvement simule et intègre la configuration et la qualité de la communication puisque l’écrit a pour but cette communication.

La plume ou le crayon passe successivement devant l’un des membres, puis devant la partie centrale double et enfin devant l’autre membre.

On établit par hypothèse documentée et par convention que chacun de ces quatre éléments de passage a un sexe virtuel, mâle ou femelle, en alternance, du fait qu’ils sont placés à des endroits opposés.

(voir chapitre Ecritures)

Les membres servent à réaliser des actions et les deux demi-centres à établir des liaisons sexuelles et intellectuelles et/ou des relations avec le(s) Dieu(x) ou le(s) chef(s).

Comparaison assez répétitive mais nécessaire pour la clarté

entre deux types de civilisations écrites

1) ECRITURE de droite à gauche (droitiers)

1) On part donc du côté de la main du scripteur (consonnes face aux consonnes = développement des hommes),

2) on passe devant le premier centre (consonnes contre voyelles = liaisons sexuelles, intellectuelles, etc. avec les femmes)

3) et ensuite devant le deuxième centre (consonnes contre consonnes = liaisons intellectuelles, affectives etc. avec l’élément mâle : chef, Dieu suprême masculin)

- mais on S’ARRETE là car on ne passe pas devant l’autre membre (consonnes contre voyelles = développement de la femme) et on ne va pas à l’extérieur ensuite, puisqu’il n’y a PAS DE VOYELLES.

On est bloqué au CENTRE où se trouve Allah et le chef, sans aller vers l’autre sexe et sans permettre son développement. C’est une CENTRALISATION et un BLOCAGE.

Par conséquent, on commence par se développer soi-même (hommes entre hommes) sans se préoccuper de l’autre sexe, puis on a des liaisons (sur les plans intellectuels, et sexuels) avec l’autre sexe (femmes), sans représentations publiques de celles-ci puisqu’il n’y a pas de voyelles, et on passe à des liaisons avec d’autres hommes, Dieu, le chef.

On est BLOQUE après le deuxième niveau central (développement des liaisons avec les individus de son propre sexe ou soi-même: les hommes, le Dieu masculin). Ce développement de communications religieuses ou hiérarchiques a lieu après liaisons avec les femmes (= voyelles), lesquelles ne sont pas visibles et ne jouent aucun rôle dans la vie publique. Ces liaisons ne sont donc pas exclusives et ressemblent à la polygamie (pas d’égalité entre les sexes).

Par ailleurs le mouvement du scripteur vers l’intérieur est un mouvement DANS L’ESPACE (nomadisme) et non dans le temps vers le futur puisqu’on ne peut revenir à l’origine du temps (= de la première à la deuxième main, c’est-à-dire de l’homme vers la femme-mère).

En se répétant encore, on constate ici une société polygame, excluant les femmes de la vie publique, se déplaçant dans l’espace (nomade) et BLOQUEE sur le principe mâle du CHEF et du DIEU. On peut même dire que parfois on cherche à retourner vers l’origine (rêve utopique de perfection gouvernementale ou autre).

2) ECRITURE de gauche à droite (droitiers)

Comme on le sait déjà, un pays « musulman », la Turquie, bénéficie d’une double culture depuis Atatürk, un autre génie : écriture arabe ou même latine, pour la religion et écriture latine pour le reste, dont la langue turque.

Sans entrer dans des détails déjà mentionnés au chapitre « Ecritures », on voit que :

1) on part de la seconde main (consonnes contre voyelles = développement éducatif des femmes),

2) on passe devant le premier centre (consonnes contre consonnes = liaisons intellectuelles, religieuses etc. de développement avec les hommes, le Dieu, le chef),

3) ensuite devant le deuxième centre (consonnes contre voyelles = liaisons sexuelles, intellectuelles, etc. avec les femmes ou Dieu femelle)

4) et enfin on termine en passant à l’endroit de la première main (consonnes contre consonnes = développement éducatif des hommes), en se dirigeant et en sortant vers l’extérieur.

Comme les liaisons centrales sont égales, il y a une idée de monogamie (contrairement à la « culture arabe ») et comme le sens de l’écriture va de la seconde main (origine) à la première il y a déplacement (dans le temps) vers le futur. AUCUN BLOCAGE au CENTRE puisqu’on continue jusqu’à l’extérieur.

En résumé, on a ici une société monogame, incluant les femmes dans la vie publique, se déplaçant dans le temps vers le futur et DECENTRALISEE du principe mâle de chef (ce qui donne une idée de république) et de Dieu unique (et même une idée de polythéisme).

Cultures à dominance unisexuelle

Comment relier le terrorisme ressenti à l’extérieur comme « religieux » à ces cultures et civilisations ? Est-ce que d’autres cultures très différentes peuvent engendrer ces conséquences immorales et criminelles ? Ce qui frappe dans les descriptions des deux formes de littérature et de communication, et dans les deux formes de vies publiques différentes entre l’Occident et ces peuples, c’est qu’un système de notation, d’éducation et de mémoire, apparemment indépendant des caractéristiques connues desdits peuples, se révèle en fait y correspondre point par point à l’aide de l’analyse pour des raisons précises et simples.

Des deux formes de civilisations cristallisées dans l’écriture, la première (arabe) à l’évidence a des caractéristiques et suscite des problèmes que n’entraîne pas la seconde (latine).

Ce sont : la polygamie, l’effacement des femmes dans la vie publique et surtout le BLOCAGE centralisateur, l’étouffement de toute discussion logique et indépendante et la CONFUSION entre le CHEF temporel et le DIEU tout-puissant métaphysique.

Du fait de la confusion indiquée, chaque fois qu’on touche aux intérêts matériels ou culturels du groupe religieux ou ethnique en question, on touche aussi à la religion, exempte de chef distinct, qui est COLLEE au représentant de l’Etat temporel.

Même si le dictateur, ou un chef moins tyrannique, ne semble pas du tout religieux en vérité (à cause de sa conduite et de sa moralité), il récupère les avantages et les conséquences variées de la religion, sans laquelle, s’il ne la proclamait pas, il ne pourrait pas gouverner.

L’écriture et ses aspects caractéristiques, ses déficiences ou ses avantages ont une énorme importance dans une civilisation.

Ces seules raisons déjà sont suffisantes pour susciter des rancoeurs (manque d’indépendance des religions), des révoltes (femmes !) et des attaques aveugles. Pourquoi une attaque aveugle et généralisée, sans discrimination entre les innocents ou les prétendus coupables ?

Précisément parce qu’il n’y a pas de distinction entre le pouvoir temporel et le pouvoir divin, et pas de concertation et partage entre les hommes et les femmes dans la vie publique, puisqu’il n’y a pas de femmes (dans la vie publique). Voir, pour une attitude apparentée, mais non semblable en tout, ce qui se passait partiellement au Moyen Age en Europe, bien que la place de la femme dans la vie publique à cette époque fût théoriquement la même.

Le déséquilibre culturel résulte d’une tradition ancienne sans évolution concrétisée par l’écriture actuelle utilisée et ne devrait rien avoir à faire avec l’écriture lévogyre si celle-ci comprenait à la fois des voyelles et des consonnes.

Schéma corporel de l’homme et de la femme

Faisons maintenant une tentative pour exposer un schéma corporel différentiel décrivant l’homme et la femme.

En observant l’aspect physique de l’homme et de la femme on constate que la partie haute du corps de l’homme est large (donc ressemblant à un cercle) tandis que la partie haute de la femme est étroite (donc ressemblant à une pointe). La voix basse et large de l’homme et la voix aiguë et haute de la femme rappellent cette géométrie. Il en va de même de ce qu’évoque la forme d’intelligence de l’un (rassembleuse = synthèse) et de l’autre (intuition = pénétration).

Dans la partie basse c’est exactement la géométrie inverse.

En supposant que des deux hémisphères du cerveau l’hémisphère dominant a une « géométrie » correspondant à la partie haute du corps et que le sexe dominant en bas se manifeste selon la géométrie inverse, comme il est connu, on peut donc utiliser le tableau suivant pour exprimer cette représentation plus ou moins symbolique chez l’homme et la femme respectivement.

HOMME

En haut : cercle et pointe (hémisphère cérébral conscient et inconscient respectivement) ;

En bas : POINTE et CERCLE (sexe réel et sexe subconscient respectivement).

FEMME

En haut : pointe et cercle (hémisphère cérébral conscient et inconscient respectivement) ;

En bas : CERCLE et POINTE (sexe réel et sexe subconscient respectivement).

Le cerveau (subsistance) ne comprend pas les subtilités du sexe (survivance) et le sexe ne comprend pas les raisonnements du cerveau. Pourtant c’est l’harmonie entre les deux qui donne la paix et le progrès chez l’individu et dans la société.

Dans ces civilisations, pour des raisons culturelles le cercle (= les hommes) n’est pas en paix avec la pointe (= les femmes) et la situation n’est pas de telle sorte que la pointe pourrait remplir le cercle et que le cercle contiendrait la pointe. Les actes des hommes ne sont pas compensés par l’action des femmes et l’influence des femmes par l’influence des hommes. Il n’y a pas non plus de mariage interne à l’individu (entre hémisphères cérébraux), de type équilibré.

On constate donc avec ce déséquilibre une absence totale de sens critique public et officiel et un encombrement de la vie publique par des manifestations pseudo-religieuses ou religieuses.

Le sens critique habituel se manifeste par la faculté de pouvoir distinguer tous les faits et les éléments réels ou virtuels qu’on évalue et relie à nouveau entre eux pour en tirer des enseignements.

Cette possibilité est exclue lorsqu’il y a des a-priori et des liens aussi puissants et profonds qui vont au-delà de la vie physique et visible. COLLAGE métaphysique indécollable ! Sensibilité exacerbée concernant la religion et le chef !

Ceci explique le comportement global vis-à-vis des autres, non musulmans, mais bien sûr ne mène pas obligatoirement au terrorisme.

L’attaque, globale ou isolée, aveugle ou non, la « guerre » en un mot, proviendrait d’une pointe (POINTE ?), puisqu’il s’agit de pénétrer chez, ou d’infiltrer, « l’ennemi ». Ce ne serait pas un cercle (CERCLE ?), normal pour un homme, puisque ce ne serait apparemment pas une stratégie d’envahissement.

D’où vient l’attaque plus précisément ?

Déséquilibre culturel entre hommes et femmes

On est parti de l’idée simple et sans nuance qu’il y a une pointe et un cercle (ou un cercle et une pointe) au niveau du haut dans chacun ou chacune respectivement. En fait, s’il y a interversion des mains principale et secondaire le cercle devient pointe (et vice versa, respectivement), ce qui provoque un « désordre ».

On peut suspecter que la dé-latéralisation (inversion) provoque une sorte de « torsion » des configurations si bien que la pointe empiète sur le cercle et vice-versa, sans qu’on ait jusqu’ici tenu compte de l’influence d’une communication (écriture, civilisation littéraire ou autre) particulière.

En effet, ces conséquences telles que mentionnées sont supposées exister dans un environnement quelconque, de préférence libre. Mais cette hypothèse de répartition des configurations et des compétences, en réalité, doit tenir compte de la forme de communication existante, si elle implique des limitations, pour qu’on puisse plus précisément qualifier le rapport entre la pointe et le cercle dans chaque individu ou chaque peuple.

Il s’agit ici, contrairement à ce qui se passe pour l’inversion de la main seule, d’une influence et d’un phénomène culturels.

Dans l’écriture lévogyre la main passe devant, et influence, trois éléments sur quatre et s’arrête au troisième. Ces passages ont lieu devant deux éléments mâles et un élément femelle. Nous ne sommes maintenant pas beaucoup plus avancés, mais ceci montre une sollicitation majoritaire de l’élément mâle (cercle) lorsque passe la main horizontalement devant l’individu qui écrit.

On a déterminé la configuration du haut et celle du bas par l’aspect physique des individus des deux sexes et on en a déduit la forme de l’hémisphère pensant et du membre actif. Cette magnifique construction semble donner toute satisfaction jusqu’ici.

Il en résulte aussi que, dans le cas de dé-latéralisation impliquant la pointe et le cercle au lieu de cercle et pointe (chez les hommes latéralisés), ces deux formes cherchent perpétuellement à se marier intérieurement et ils n’y arrivent pas vraiment. Ceci peut donc être considéré comme névrotique.

Le mariage ci-dessus est interne (entre hémisphères cérébraux) et n’a rien à voir avec un mariage réel mental (et sexuel) entre des personnes inversées des deux sexes qui a lieu en principe correctement (mais pas toujours, car il y a empiètement particulier à l’un ou à l’autre) puisqu’ils sont dans une situation similaire et sont donc conjugables.

Le mariage interne des gens latéralisés ne présente (presque) pas de problèmes, du moins pour ces raisons de latéralité.

Partant de là, nous pouvons dire que des hommes latéralisés utilisant l’écriture lévogyre devraient pouvoir, malgré l’empiètement, réaliser ce mariage interne sans problèmes, du moins sans problèmes issus de la latéralisation.

Il peut évidemment y avoir d’autres problèmes empêchant ce mariage mais provoqués par des causes culturelles, par exemple. Avant d’en venir là, il faudrait peut-être épuiser toutes les chances de comprendre ces situations complexes en s’éclairant de ce que nous savons de la latéralité.

On a donc, pour des hommes droitiers de cette civilisation, bien latéralisés, doués naturellement pour l’équilibre, un projet de mariage, interne à l’individu, entre un cercle basé sur les éléments de passage 1 et 3 et une pointe basée sur l’élément 2 (il s’agit bien sûr des éléments mâles ou femelles devant lesquels passe la main). La pointe est tronquée puisqu’elle ne s’appuie que sur un seul élément (le 2, sans le 4).

Le cercle n’a donc aucune peine à « sur-encercler » la pointe diminuée ; il peut même « encercler » et influencer, en plus de sa pointe, partiellement non développée en lui, plusieurs pointes extérieures tronquées (femmes = idée de polygamie, « parapluie » protégeant plusieurs femmes).

Sa pointe, elle, nage dans le cercle, sans le remplir, mais tout ceci peut être modifié personnellement par l’individu puisqu’il ne s’agit pas d’une « névrose », qui par définition échappe au contrôle volontaire, mais bien d’une contrainte ou sollicitation culturelle.

On a dit plus haut par hypothèse que la guerre c’est la pointe (POINTE), et non le cercle, qui attaque puisqu’il n’y aurait pas de stratégie patiente (= cercle) pour contrer l’ennemi. On constate aussi que les pointes (= femmes) sont en minorité, au point de vue rôle public. Le cercle domine cependant en volume la vie publique.

Mais il est évident que c’est le cercle qui planifie, infiltre, répartit les criminels, finance et construit les attentats perpétrés par les pointes (POINTES). Cette tentation et cette attitude sont favorisées par ce type de culture. En effet, le mariage interne à l’individu est en équilibre instable parce qu’il n’y a pas d’égalité entre les sexes (ou le cercle et la pointe dans l’individu).

Que ce phénomène soit névrotique dans le cas où ces minorités terroristes seraient suscitées pour obtenir l’attaque ne peut faire aucun doute.

S’il y avait équilibre dans ce mariage interne il y aurait moins de vocations névrotiques de terroristes.

Ce qui est plutôt inquiétant c’est qu’il y ait une stratégie de type continu (cercle), avec des attentats multiples (pointes, POINTES). Il y a trop d’écart entre le cercle et la pointe pour qu’il y ait mariage interne véritable. Par conséquent, le cercle essaie constamment d’encercler la pointe et la pointe de se loger correctement dans le cercle mais n’y parvient pas, pour des raisons culturelles.

Les terroristes sont peut-être bien latéralisés mais il existe bien sûr quelques inversés. On a alors : pointe, cercle, POINTE. S’il y a ici des vocations terroristes, on note qu’il devrait y avoir un échappement des pointes qui ne peuvent être contrôlées par le cercle (par suite de la dé-latéralisation). D’où attentats répétés.

(On peut observer que Ben Laden est sans doute gaucher (dans quelle mesure ?) si on se base seulement sur la façon dont il fait mine de tirer à la mitraillette, dans ses rares shows à la télévision.

On peut se demander s’il est vraiment recherché sérieusement, car il mesure 1,96 m, /Le quid/, ce qui le rend bien visible)

Dans le cas de la Turquie, pays dit musulman, avec une culture religieuse arabe (le qo’ran est traduit en turc selon l’alphabet latin) et une culture officielle et laïque de type alphabet latin, est-ce que la même tendance peut survenir ?

On ne devrait pas trouver un type de déséquilibre dû à l’absence de femmes dans la vie publique. Elles y sont présentes (voir les apparitions à la TV).

Sans répondre plus en détail à cette question, puisqu’elle n’est pas d’actualité en ce qui concerne le terrorisme, on peut répéter en passant que les Kurdes eux semblent avoir gardé exclusivement la culture incluant l’écriture de type arabe, du moins d’après ce qu’on voit à la télévision kurde. Selon d’autres sources d’information les Kurdes utilisent aussi l’alphabet Latin.

4. Influence hypothétique des divers

mouvements et sens d’écriture

sur le comportement des organes internes

En réfléchissant sur la signification de la structure et du mouvement apparent des écritures, de gauche à droite, ou de droite à gauche, sans oublier les écritures hiéroglyphiques verticales des Chinois et des Japonais, on n’a pas tenu compte de ce qui pourrait se passer à l’intérieur du corps humain, comme s’il y avait symétrie complète entre tous les éléments internes du corps humain devant lesquels passe l’écriture dans le sens dextrogyre ou le sens lévogyre.

A première vue, la symétrie existe pour l’extérieur, lorsqu’on observe la configuration des animaux et des humains, que la nature a voulu rendre parfaitement doubles, comme deux jumeaux accolés. Mais ce n’est pas du tout le cas pour les organes internes.

Sens externe ou interne de l’écriture selon le type de latéralité

Dans ce contexte, comme suggéré plus haut, celui qui écrit de droite à gauche fait, PAR RAPPORT A CETTE MEME PERSONNE QUI ECRIT, un mouvement vers l’intérieur (voir l’écriture arabe), et celui qui écrit de gauche à droite (les Occidentaux, et maintenant, la plupart des peuples) fait un mouvement vers l’extérieur.

On peut déduire de ces situations des habitudes et des développements spécifiques de la façon de penser et d’agir, avec des possibilités particulières qu’on peut décrire. Dans ce contexte également, comme suggéré, le droitier, qui écrit vers l’extérieur, considérerait le gaucher, qui écrit vers l’intérieur, comme un habitué d’un genre de culture dite arabe, de ce seul fait.

Il y a cependant des nuances incontournables parce que l’écriture latine comporte à la fois des consonnes et des voyelles, même chez l’écriture du gaucher, alors que l’écriture arabe (du droitier ou du gaucher) ne comporte pas de voyelles dans son usage courant normal. Cette situation change tout, à la fois les caractéristiques et les conséquences.

Eléments du corps devant lesquels passe l’écriture

Sans grande difficulté, on observe que le corps humain est partagé dans le sens horizontal en quatre zones d’énergies alternées : la main, le demi buste, l’autre demi buste et l’autre main. Les deux énergies, plus et moins, ou négative et positive, peu importe leur dénomination, se succèdent de la façon suivante : main plus, demi buste moins, demi buste plus et main moins. Ou l’inverse, puisque ce vocabulaire n’est qu’une convention commode pour expliquer les caractéristiques des quatre zones.

A l’intérieur du corps humain, et pour les deux zones situées entre les membres, ça se passe différemment puisque les organes internes sont distincts dans les deux demi bustes, ce qui contredit la symétrie apparente des parties externes.

Une étude de l’influence de l’écriture sur le développement particulier que peuvent produire les mouvements, différents selon le sens adopté que l’écriture suit, n’est pas complète si on ne tient pas compte de son influence éventuelle sur les organes internes. Il faut donc parler de ce qui se passe à l’intérieur du corps.

Certains disent que quoi que fasse la main durant le mouvement de l’écriture ou un autre mouvement de la vie ordinaire ceci n’a aucune influence à l’intérieur ou à l’extérieur du corps.

On peut leur laisser leur opinion très respectable mais pourquoi ne pas chercher plus loin que les simples faits ? Il y a d’ailleurs toujours beaucoup plus de doute et d’hypothèses non confirmables que de certitudes.

MOUVEMENTS DISTINCTS SELON LA MAIN ET L’ECRITURE

a) Mouvement de la main droite (alphabet latin)

Celui qui écrit de la main droite (vers l’extérieur) part donc du côté gauche (la main gauche), puis du coeur, (la main droite ayant la même polarité que le demi buste gauche où se trouve le cœur), passe sur le demi buste du foie, d’une autre polarité, et s’éloigne du côté de la main droite, vers l’extérieur.

b) Mouvement de la main gauche (alphabet latin)

Le gaucher, dans la même activité (écriture latine) passe, depuis le côté de la main gauche, sur le demi buste du coeur et va vers le demi buste du foie (de la même polarité que la main gauche), en s’éloignant vers l’autre côté, extérieur, (le côté droit).

c) Mouvement de la main droite (alphabet arabe)

Celui qui écrit de la main droite vers l’intérieur (par exemple, Juifs et Arabes) passe, depuis le côté de la main droite, par le demi buste du foie vers le demi buste du coeur, en s’éloignant de l’autre côté, intérieur (côté main gauche).

d) Mouvement de la main gauche (alphabet arabe)

Le gaucher qui écrit vers l’extérieur (par exemple, Arabes ou Juifs) part, depuis le côté de la main droite, par le demi buste du foie, passe sur le demi buste du coeur et s’éloigne vers le côté de la main gauche, vers l’extérieur.

CONSEQUENCES DYNAMIQUES DES MOUVEMENTS

POUR LES ORGANES INTERNES

Il en résulte :

_que le droitier occidentalextériorise” le coeur, en l’invitant à travailler et à manifester ses sensations, puisque la main droite a la même polarité que le demi buste du coeur et entraîne ce dernier organe dans un mouvement externe;

_ que le gaucher oriental (alphabet arabe) “extériorise” le foie, lié à la main gauche de même polarité, en l’invitant à travailler et à digérer, en un mouvement externe;

_ que le gaucher occidental “contrôle” le foie, puisque celui-ci est la cible visée par l’écriture dans son mouvement;

_ et que le droitier oriental (alphabet arabe)“contrôle” le coeur, puisque ce dernier est la cible visée par l’écriture dans son mouvement.

Relations structurelles entre les organes internes respectifs

et les mains

Le coeur est un moteur et le foie un filtre; leur travail est spécifique (circulation du sang ou filtration de la nourriture) mais ils sont d’importance vitale et indispensables. On ne peut actuellement vivre sans l’un ou l’autre de ces organes.

On a compris que, par hypothèse, l’activité de la main droite est reliée à, et influe sur, celle du coeur et que l’activité de la main gauche est liée à, et influe sur, celle du foie, quels que soient les mouvements, purement manuels, ou simplement intellectuels et figuratifs (écriture, dessin, art ou travail manuel).

Si de naissance on est droitier ou gaucher, sans possibilité de choisir, on ne choisit pas non plus celui des deux organes qui est lié à la main principale, puisque celle-ci est innée.

Sens dynamiques en continuité dans l’écriture

En ce qui concerne le sens dynamique de l’écriture, pour presque toutes les écritures connues, on voit

- qu’on se dirige vers le coeur ou le foie,

- ou qu’on s’en éloigne.

- ou qu’on peut faire des colonnes qu’on range sur la gauche.

- De plus, il y a un mouvement vertical de la main qui va de la tête vers les membres inférieurs, en empilant les lignes successives d’écriture, pour répondre à la gravité.

Aucun peuple n’a écrit du bas vers le haut de façon habituelle. Seul le dessin permet ce mouvement dans une certaine mesure. Une écriture de bas en haut irait à l’encontre de la force de la pesanteur, ce qui est méritoire, mais n’a pas d’utilité pratique sauf pour montrer plus aisément ce qu’on écrit à la personne qui se trouve en face. Cela n’était pas possible autrefois lorsqu’on écrivait au début sur des pierres ou des matériaux divers et non sur du papier.

a) Ecriture en colonnes vers le bas, se rangeant sur la gauche

Il s’agit de l’écriture chinoise et de l’écriture sino-japonaise. Dans ces écriture, qui, actuellement, tendent à faire disparaître leur sens de mouvement d’origine pour récupérer le mouvement européen (de la gauche vers la droite en horizontal, par exemple dans les brevets d’invention), on part du haut (le ciel) pour arriver en bas (la terre).

C’est un contrôle du bas par le haut, par des rangées qui s’accumulent vers l’intérieur. On se trouve alors, si on considère les organes internes, devant une tentative pour contrôler la voix, la digestion et le sexe par la tête (le deuxième cerveau par le premier). Ces contrôles se mémorisent dans les émotions (accumulation vers la gauche, donc le cœur).

b) Ecriture du bas vers le haut

En allant de haut en bas on cherche à obtenir que le haut contrôle le bas. L’inverse (du bas vers le haut) voudrait dire : soit qu’on veut avancer soit que le bas contrôle le haut (le sexe contrôle la tête, en ce qui concerne les organes internes). En fait, comme on écrit à plat sur du papier, il s’agit surtout dans ce cas de faire un mouvement d’avancement.

Ce mouvement d’avancement est réalisable de façon simple en écrivant à l’envers de la main droite ou de la main gauche, évidemment dans le sens inverse de l’écriture normale (donc, de droite à gauche, pour l’écriture latine) et en faisant monter (contre la pesanteur) les lignes d’écriture au lieu de les faire descendre (en suivant la pesanteur).

Exécuter ce mouvement vers l’avant c’est mettre à disposition immédiate ce qu’on écrit. Si on écrit normalement on accumule vers soi, comme si on voulait remplir sa mémoire, si on écrit à l’envers, on veut avancer ou expliquer ou convaincre.

Finalement, ce mouvement qui n’a jamais été adopté par les écritures ressemble aussi plutôt au mouvement vers l’avant de l’animal avec ses quatre membres puisque les lignes avancent devant soi : elles s’éloignent de soi-même et sont fournies (non accumulées). Les habitudes sont tellement ancrées depuis l’école pendant l’enfance qu’on n’a pas de peine à imaginer la réaction du commun des mortels devant des essais d’écriture à l’envers d’un scripteur un peu original.

Quand tout le monde aura voyagé, non pas seulement en Thaïlande ou à Maurice, mais également dans l’espace, peut-être que les réactions seront différentes. D’ailleurs dans l’espace, sans pesanteur, comment écrit-on, si on s’affranchit de la pesanteur et de l’ordinateur, et des boutons de commande contrôlés à la voix ?

Effets des mouvements de l’écriture sur les organes internes

Cette parenthèse étant close, revenons à ce que nous avons remarqué au sujet du mouvement répétitif de l’écriture qui aurait des effets sur les organes internes.

a) Main droite vers la droite (droitier, ou gaucher refusé)

Lorsqu’on écrit de la main droite vers la droite de la façon dite normale (quelle simplicité !), qu’on soit droitier ou gaucher refusé pour l’écriture, on “tire” et extériorise le moteur de la circulation sanguine que constitue le coeur : appel à une énergie d’efforts, de sensations, d’émotions, à une certaine vitesse de réaction... Tout ceci a lieu parce que la main droite, commandée par l’hémisphère gauche du cerveau, correspond donc aussi au demi buste gauche (le coeur) qui est sur la même ligne verticale que cet hémisphère et donc a la même polarité.

1) Si le coeur est de bonne qualité et si on est droitier ça se passe sans doute de la meilleure manière : le coeur réagit selon des éléments culturels et autres conformes à la civilisation sous-tendue par ce type d’écriture. Le foie participe de façon inconsciente : il est libre et sauvage.

Supposons maintenant que le coeur « palpite » de façon non conforme aux normes naturelles en vigueur parce qu’il aurait une quelconque faiblesse génétique ou une usure prématurée ; tout mouvement externe tendrait à le fatiguer et à le faire battre plus vite, alors qu’il devrait peut-être ralentir pour aller mieux.

2) Si on écrit de la main droite vers la droite et qu’on est gaucher refusé, on extériorise aussi ce moteur mais, comme il s’agit de la seconde main, le coeur tendrait à compenser davantage et à se fatiguer anormalement si le travail ou l’urgence l’exigent. S’il est de bonne qualité cependant, on ne verra rien de spécialement nocif dans ces exercices, à part le fait que les individus de ce type sont plutôt lents et n’ont pas une grande tendance à agir physiquement, sinon ils se fatigueraient rapidement. Comme chacun se connaît assez bien, on ne fait en général que ce qu’on peut faire. Mais il existe des gens qui aiment être “stressés”.

b) Main droite vers la gauche (droitier, ou gaucher refusé)

Si on écrit de la main droite vers la gauche (hébreu ou arabe), que l’on soit droitier ou gaucher refusé, on va vers le coeur. Au lieu de le “tirer” et de le faire travailler, on aura tendance à contrôler les palpitations, à les soumettre à des considérations relevant de sa culture et à commander le coeur en le ralentissant ou en l’adaptant aux circonstances.

Si le coeur a quelques faiblesses va-t-il « ralentir », se reposer, se renforcer, avec ce mouvement de la main droite vers l’intérieur ?

Est-ce qu’un gaucher refusé (contrarié) écrivant de la main droite vers la gauche (pays arabes ou Juifs) souffre moins des conséquences nocives pour le coeur, causées par son inversion, que s’il écrivait vers la droite (l’extérieur), du fait qu’il contrôle le coeur en allant vers lui ? Intéressante question !

c) Main gauche vers la gauche (gaucher intégral)

Par symétrie avec ce qui se passe pour un droitier écrivant vers l’extérieur (la plupart des gens), un gaucher écrivant vers la gauche (alphabet arabe ou hébraïque : Netanyahu, par exemple) va tirer et extérioriser son organe interne correspondant (le foie et non le coeur), avec les conséquences inhérentes au fonctionnement accéléré de ce type d’organe essentiel. Mais ceci est une activité “normale” puisqu’il utilise sa première main.

d) Main gauche vers la droite (gaucher intégral)

Un gaucher (Bill Clinton, George Bush senior) écrivant vers la droite (alphabet latin, vers l’intérieur) va contrôler son foie et les activités liées au foie (digestion, filtration, excès de table).

Effets particuliers sur le foie ou le cœur selon leur état

Si le foie est de bonne qualité tout se passe bien : le coeur est libre et indiscipliné, le foie avec ses activités concrètes ou symboliques est contrôlé selon les considérations d’une culture et selon un mouvement stylisé.

Si le foie est paresseux, est-ce bon de le contrôler ? Ne vaut-il pas mieux faire d’autres exercices pour éviter de le freiner afin de le rendre plus libre, et pour digérer moins lourdement?

Si le coeur est irrégulier, trop rapide ou trop lent, est-ce bon de le laisser libre? Ne vaut-il pas mieux essayer de le contrôler ?

Que le coeur ou le foie soient libres n’est évidemment pas mauvais en soi. A noter les qualités de débrouillardise des analphabètes qui n’ont aucune contrainte “culturelle” rigide et stylisée résultant de l’écriture.

Le problème éventuel est qu’il est facile de surmener le coeur, par de la tension, nerveuse ou non, ou par trop de travail ou de conflits. Dans ce cas, bien souvent on ne s’en aperçoit que trop tard, ce qui n’est pas souhaitable du tout. Le foie, lorsqu’il est libre et non sollicité spécialement, peut se laisser aller à des excès de nourriture et de boisson.

S’il est possible de contrôler ces organes “inconscients” pourquoi s’en priver? On exerce bien les muscles en leur faisant subir toutes les tortures sportives, la plus pénible étant la compétition.

TRAVAUX PRATIQUES SUGGERES

On pourrait donc suggérer quelques travaux de gymnastique :

a) si le coeur d’un droitier (ou d’un gaucher) fonctionne de façon erratique, notamment trop vite, on suggère de le contrôler par des exercices d’écriture vers l’intérieur (15 lignes le matin) de la main DROITE vers la GAUCHE (en miroir évidemment, ou à l’envers, mais est-ce pareil ?) afin d’essayer de le maîtriser.

b) si le foie d’un gaucher (ou d’un droitier) est paresseux on suggère des exercices d’écriture de la main GAUCHE vers la GAUCHE (en miroir évidemment), afin de l’extérioriser.

c) Pour contrôler un foie trop enclin à des excès, on suggérerait des exercices d’écriture de la main GAUCHE vers la DROITE.

d) Pour exciter un cœur trop lent, on suggérerait des exercices d’écriture de la main DROITE vers la DROITE (exercice très courant !) mais est-ce BON ?.

Ces exercices sont basés, comme indiqué plus haut, sur le fait que la main droite est par hypothèse liée au coeur (hémisphère gauche commandant la droite), tandis que la main gauche (hémisphère droit commandant la gauche) est par hypothèse liée au foie.

Un mouvement vers l’INTERIEUR est supposé contrôler ou freiner l’organe tandis qu’un mouvement vers l’EXTERIEUR l’accélère ou le fait travailler.

Il est à noter qu’on peut écrire de six façons différentes : vers la droite, ou vers la gauche (en miroir), de chacune des deux mains et à l’envers de chacune des deux mains (écriture lue directement par celui qui se trouve en face).

L’ambidextrie systématique, c’est-à-dire ne pas avoir de main dominante du tout, n’est pas naturelle ou « bonne » car elle entraîne l’indécision. Ce qu’on appelle ambidextrie d’ailleurs n’est souvent qu’une répartition des tâches entre les deux mains, non une véritable ambidextrie.

Ce chapitre ne renferme que des idées, non dangereuses, à creuser.

Beaucoup de lecteurs seront sceptiques, mais on peut toujours se poser des questions et essayer de les résoudre ou voir jusqu’où elles peuvent mener.

5. Résumé des critères caractérisant les deux sens d’écriture

Définition de l’écriture

L’écriture est un passage de la main (principale) devant les quatre zones horizontales du corps humain, dans un sens (dextrogyre) ou dans l’autre (lévogyre), avec rejet vers le bas de son volume écrit.

Une autre écriture (chinoise ou sino-japonaise) est le passage de la main entre le haut et le bas, avec rejet vers la gauche de son volume écrit.

Influence de l’écriture

En passant devant les quatre zones la main les contacte différemment selon leur polarité respective : A, B, A, B ; il en résulte une influence répétitive sur l’individu et une culture, qui sont distinctes en fonction du sens de l’écriture.

Polarité ou sexe des quatre zones contactées par l’écriture

Comme indiqué les quatre zones seront : A, B, A, B ou l’inverse, ou mâle, femelle, mâle, femelle, successivement, ou vice versa.

(L’humanité est essentiellement binaire : mâle ou femelle ; début, fin, etc.)

Significations des contacts avec les quatre zones

Le contact de la main avec une zone du membre de même polarité que la main appelle au développement de l’individu qui écrit alors que le contact avec l’autre membre de polarité opposée appelle le développement des individus de l’autre sexe.

Le contact de la main avec une zone centrale de même polarité crée ou renforce les liaisons comportant l’idée de chef ou de Dieu (de même sexe) alors que le contact avec une zone centrale de l’autre polarité crée ou renforce les conditions de relations sexuelles entre sexes différents. Tout ceci du fait que ces zones sont centrales et non externes, manuelles.

Significations du sens de l’écriture

Si l’écriture va dans un sens ou dans l’autre, les contacts n’auront pas lieu dans le même ordre et donc ne seront pas les mêmes, finalement.

Dans un cas (vers la droite) on s’échappe directement vers l’extérieur et la nature et dans l’autre on s’échappe aussi mais en passant par (en consultant) l’individu.

Dans le cas d’un mouvement vertical on va du premier cerveau (le ciel) vers le deuxième (sexe, la terre) en ne distinguant pas spécifiquement la gauche et la droite (homme ou femme).

Tous ces mouvements présupposent des cultures complètement différentes et les entretiennent.

Symbolique des phonèmes écrits de la langue

Il n’est pas besoin d’être un génie pour admettre que la phrase est symboliquement la rue, le mot la famille et que les voyelles et les consonnes sont respectivement les femmes et les hommes. Pourquoi les voyelles sont-elles les femmes ? Parce qu’elles sont un son à elles toutes seules (fabrication de l’enfant) et parce que les consonnes ont besoin du support des voyelles pour être entendues (rôle invisible de l’homme dans la procréation).

Ecriture dextrogyre (latine)

Par les passages successifs de la main de l’homme devant les 4 zones on a : développement de l’autre sexe, liaisons intellectuelles ou métaphysiques avec le Dieu ou le chef masculins, liaisons sexuelles avec l’autre sexe, et finalement développement de son propre sexe, en sortant vers l’extérieur (nature).

Egalité entre les sexes et mariage en troisième position (idée de monogamie). Pas de blocage sur le chef ou Dieu puisqu’on va plus loin (idée de polythéisme et de république puisque tout est sur le même plan d’égalité).

Le polythéisme dans ce cas ce sont : demi-dieux vedettes ou acteurs, sciences, TV, magnats de l’argent, jeunesse, sur-importance de l’humanité, remise en question de tout, sur-importance de la puissance, etc.

Ecriture lévogyre (arabe, hébraïque)

Absence de voyelles écrites ( = absence des femmes dans la vie publique).

Par le passage de la main de l’homme on a : développement de son propre sexe, liaisons sexuelles « non rendues publiques » (pas de voyelles) avec l’autre sexe, liaisons intellectuelles et autres avec un Dieu ou un chef masculins, et blocage au centre, à cet endroit, puisqu’on ne peut aller vers la quatrième zone (voyelles absentes). On ne sort pas vers l’extérieur.

Non égalité entre les sexes, mariage « non public » en deuxième position (idée de polygamie), confusion entre le chef et le Dieu puisqu’on s’y BLOQUE et souvent retour vers le passé (au lieu du nomadisme).

Ecriture lévogyre du gaucher (latine)

Par le passage de la main : développement de son propre sexe, liaisons sexuelles avec l’autre sexe, liaisons intellectuelles et métaphysiques avec le chef ou le Dieu masculins, et développement de l’autre sexe, avant de s’échapper vers l’extérieur (nature). On consulte l’humanité avant d’aller vers l’extérieur.

Mariage avant liaison avec les autorités, donc tentatives de « mariages » non contrôlées légalement, égalités des sexes; polythéisme et république, comme ci-dessus.

Déficience de l’écriture lévogyre arabe et hébraïque

Il n’y a pas de voyelles ; donc aucune manifestation publique des femmes dans cette culture. Comme on est bloqué sur la troisième zone de l’écriture il y a BLOCAGE sur le chef et le Dieu, qui sont confondus en un seul idéal. Retour vers le passé (le point de départ, qui se trouve à droite).

Chez un homme bien latéralisé la première main (dominante de naissance) peut être symbolisé par un cercle tandis que la deuxième main peut être symbolisée par une flèche.

Dans ce cas la première main des femmes serait une flèche et la deuxième un cercle.

Si on parle du cercle et de la pointe d’individus bien latéralisés on voit qu’il y a surimportance du cercle (hommes) par rapport à la pointe, ce qui donne un déséquilibre dû à une forme de culture (absence des femmes dans la vie publique) et non à des défauts de latéralité.

La pointe « nage » dans le cercle, donc aucun mariage interne dans l’individu. Confusion entre le Dieu et le chef, aucune possibilité de laïcité, incompréhension d’un monde où Dieu est séparé d’un chef civil. Le chef ne peut être que religieux : de là, rêveries sur la perfection d’un retour au passé, avec un Dieu-chef, ce dont profite tout dictateur.

Comme on ne peut revenir vers le passé (voyage vers le temps d’origine, en allant vers l’intérieur, vers l’individu) où on est BLOQUE, on voyage dans l’espace (émigration, nomadisme).

Culture « lévogyre » avec individus inversés (TERRORISME)

Chez l’homme inversé (deuxième main utilisée comme dominante) on aura ainsi une flèche dominante et un cercle dominé, comme chez les femmes.

On voit dans ce cas une pointe surévaluée par rapport au cercle, ce qui donne une pointe non encerclable, non contrôlable. La pointe qui est l’esprit de guerre est sans limites. Il n’est pas étonnant qu’on recrute des terroristes dans cette catégorie pour les raisons culturelles habituelles énoncées ci-dessus, qui se conjuguent souvent à une inversion de la latéralité.

Aucun équilibre (pointe dans cercle et cercle autour de pointe) n’est possible et les tentations d’institution du terrorisme renforcées par le bourrage de crâne des soi-disant religieux, rêvant d’un Dieu-chef, sont irrésistibles.

Tout ce qu’ils font, surtout la guerre est SAINT, car il n’y a pas de séparation entre le laïque (qu’ils ne connaissent pas) et le religieux.

TABLE DES MATIERES

1. Mystères des langues

p.3

2. Etude comparative des directions de l’écriture.

Conséquences culturelles et sociales.

p.24

3. Relation entre écriture et culture

Analyse des ambiances du terrorisme

Cultures à dominance unisexuelle et cultures bisexuelles

p.60

4. Influence hypothétique des divers mouvements et sens des écritures sur le comportement des organes internes

p.78

5. Résumé des critères caractérisant les deux sens d’écriture

p.92

LEFTRIGHT or RIGHTLEFT WRITING ?

Michel BOLECHETTE